La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Actualité hebdo, politique, économie, informations...
Répondre
Avatar du membre
Cépajuste
Posteur Giganovesque
Posteur Giganovesque
Messages : 3065
Enregistré le : 18 août 2023 15:56
A été liké : 21 fois

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Message par Cépajuste »

papibilou a écrit : 23 septembre 2026 09:06 Vous regrettez l'opposition actifs retraités mais vous lui substituez une opposition caricaturale avec les " bourgeois". Nous sommes pratiquement tous des bourgeois. Combien n'ont, par exemple, pas de voiture ?
Moi, je n'ai pas de voiture ! J'en suis très heureux : ça m'évite de polluer. Je prends les transports en commun et je marche. C'est excellent pour la santé et pour la bourse. Mais je ne pense pas que la possession d'une voiture soit un signe extérieur de richesse ; du moins, cela dépend du modèle.
"Bourgeois" est une catégorie sociale, alors qu'actifs et retraités sont des statuts liés à l'âge. On peut légitimement défendre l'idée qu'il y ait des divergences d'intérêt entre catégories sociales. C'est tout à fait autre chose d'opposer entre elles des générations qui font partie des mêmes catégories sociales.
Once
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 12647
Enregistré le : 02 novembre 2020 08:46
A Liké : 2 fois
A été liké : 47 fois

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Message par Once »

papibilou a écrit : 23 septembre 2026 09:06 Nous sommes pratiquement tous des bourgeois.
Non. Même si l'on peut distinguer plusieurs niveaux de bourgeoisie (de la plus haute à la plus petite), cette notion n'intègre pas les classes laborieuses qui constituent une large part de la société française.
Avatar du membre
Victor
Rang Tisiphonesque
Rang Tisiphonesque
Messages : 48533
Enregistré le : 29 août 2014 19:21
A Liké : 10 fois
A été liké : 42 fois

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Message par Victor »

Once a écrit : 23 septembre 2026 15:15
papibilou a écrit : 23 septembre 2026 09:06 Nous sommes pratiquement tous des bourgeois.
Non. Même si l'on peut distinguer plusieurs niveaux de bourgeoisie (de la plus haute à la plus petite), cette notion n'intègre pas les classes laborieuses qui constituent une large part de la société française.
Je suis plutôt de l'avis de papibilou.
Ce qui caractérise un pays dit développé c'est l'importance de sa classe moyenne (classe que l'on peut qualifier de "petite bourgeoisie".
Nous ne sommes plus au 19ième siècle. Les catégories sociales que vous employez datent de ce 19ième siècle.
Que dit un sociologue quand son épouse lui demande de changer une ampoule ?
"Ce n'est pas l'ampoule qu'il faut changer, mais tout le système néolibéral ! un sociologue comme moi n'a pas à changer une ampoule !"
Avatar du membre
Victor
Rang Tisiphonesque
Rang Tisiphonesque
Messages : 48533
Enregistré le : 29 août 2014 19:21
A Liké : 10 fois
A été liké : 42 fois

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Message par Victor »

djep a écrit : 22 septembre 2026 18:15
Victor a écrit : 22 septembre 2026 16:12
Oui mais augmenter la CSG sans repousser l'âge de départ de de façon concomitante envoie un mauvais signal.
Imaginons que je sois à la place des agences de notation qui notent les finances de la France .. je me dirais que décidément la France est incapable de mettre en œuvre des réformes difficiles et ne sait que taxer toujours plus. Et chacun sait qu'il y a une limite à toujours plus taxer et imposer plus, c'est l'acception de cette imposition par ceux qui la subissent.
Les agences de notation ont surtout l'oeil rivé sur la capacité de la France à payer ses dettes et sur les solutions politiques qui sont mises en oeuvre pour le permettre. Et dans le cas d'une augmentation plus substantielle de la CSG sur les grosses retraites, c'est bien une mesure qui va dans ce sens, même si ce sera loin de suffire.
Et cela n'empêche pas d'augmenter en parallèle l'âge de départ à la retraite.
Cela ne fait que renforcer la mauvaise image de notre pays.
Pays incapable de mener des réformes structurelles, incapable de faire des économies, incapable de s'adapter à un monde qui change (par exemple au vieillissement de sa population) et qui ne sait qu'une seule chose : augmenter les taxes et les impôts.
Que dit un sociologue quand son épouse lui demande de changer une ampoule ?
"Ce n'est pas l'ampoule qu'il faut changer, mais tout le système néolibéral ! un sociologue comme moi n'a pas à changer une ampoule !"
Avatar du membre
Mesoke
Dieu D'Interaldys
Dieu D'Interaldys
Messages : 20764
Enregistré le : 03 juillet 2020 09:59
A Liké : 2 fois
A été liké : 55 fois

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Message par Mesoke »

papibilou a écrit : 23 septembre 2026 09:06 En comptabilité les cotisations apparaissent sous le vocable charges. Pourquoi ? Parce que l'entreprise sait que l'argent sort mais elle ne peut préjuger de la destination effective de ce qui sort d'un compte.
Il ne t'auras pas échappé qu'ici on discute politique et actualité et qu'on n'est pas sur un forum de comptables qui parlent de comptes d'entreprises.

Or dans le vrai monde en-dehors de la comptabilité, les cotisations sociales servent à cotiser pour des prestations sociales. Ce sont des charges du point de vue des entreprises seulement, pas du point de vue de la nation, de l'état, des comptes publics ou des français qui bénéficient des prestations sociales.
Once
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 12647
Enregistré le : 02 novembre 2020 08:46
A Liké : 2 fois
A été liké : 47 fois

Re: La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Message par Once »

Victor a écrit : 23 septembre 2026 15:40
Once a écrit : 23 septembre 2026 15:15
Non. Même si l'on peut distinguer plusieurs niveaux de bourgeoisie (de la plus haute à la plus petite), cette notion n'intègre pas les classes laborieuses qui constituent une large part de la société française.
Je suis plutôt de l'avis de papibilou.
Ce qui caractérise un pays dit développé c'est l'importance de sa classe moyenne (classe que l'on peut qualifier de "petite bourgeoisie".
Nous ne sommes plus au 19ième siècle. Les catégories sociales que vous employez datent de ce 19ième siècle.
Oui, nous voici à présent au XXI ième siècle et jamais les inégalités se sont autant creusées entre les uns et les autres depuis le début du capitalisme industriel. Le France est le deuxième pays au monde à avoir verser autant de dividendes en 2025. Juste derrière les Etats-Unis et devant l'Allemagne. Pendant que des millions de français sont à sec le 25 du mois et ne mettent que 20 euros dans leurs réservoirs en ce moment même parce qu'ils ont du mal à faire le plein.

Nous ne vivons plus à l'ère du capitalisme industriel et des vertus du fordisme pépère.

Aujourd'hui, jamais le capitalisme n'a connu autant de dérives capitalistiques purement financières qui le découplent totalement du monde réel du travail et de millions d'individus qui n'existent plus pour lui : jamais l'argent de quelques uns n'a produit autant de pouvoirs pour les mêmes qui rachètent tout ce qu'ils peuvent en créant des entreprises monopolistiques dirigeant le monde et en passe de dominer les états.

Mais il y a autre chose : malgré quelques exemples contraires, le capitalisme s'est le plus souvent accommodé de la démocratie. Ce n'est plus le cas : aujourd'hui, il s'accommode de pouvoirs ploutocratiques qui dirigent le monde aux Etats-Unis et en Chine.

Les classes sociales décrites par Marx n'existent plus en tant que telles aujourd'hui (bourgeoisie vs monde prolétaire) car tous les repères ont été brouillés par l'évolution des technologies modernes qui tendent de plus en plus à isoler les gens les uns des autres et à les abrutir avec du divertissement bas de gamme (Hanouna et cie...) quand le travail les a déjà suffisament abrutis pour qu'ils gagnent petitement leurs vies.

Pourtant, les antagonismes d'intérêts existent toujours même si ils se sont totalement divisés et sous-divisés en intérêts le plus souvent morcelés (il ne suffit que de constater le nombre de topics ouverts sur la question des retraités boomers pour ne pouvoir qu'admettre qu'ils forment bien une classe sociale spécifique defendant des privilèges historiques propres à elle). Si Marx vivait aujourd'hui il pourrait bien affirmer qu'existe une lutte des classes entre actifs et retraités en France, non ?

En tout cas, quand on essaie de prendre un peu de recul, on ne peut que constater une chose : la lutte des classes existe toujours mais elle a été remportée.

Et c'est un milliardaire qui sait de quoi qui nous le dit.

« Il y a une lutte des classes, évidemment, mais c'est ma classe, la classe des riches, qui mène la lutte et nous sommes en train de gagner ." Warren Buffet.
Répondre

Retourner vers « DISCUSSIONS POLITIQUE - ACTUALITÉ - DÉBATS »