Victor a écrit : Pas du tout.
Cela sera le règne de la démagogie. Et la cata assurée. Tu n'as pas compris que les français regardent leur petit intérêt à court terme et sont totalement incapables de prendre et de comprendre des mesures prises pour le plus long terme et l'intérêt général ?
Si tu veux couler la France, c'est simple, c'est de demander au "peuple" de prendre des décisions. En quelques mois la France sera dans le mur.
Je ne suis pas si pessimiste que ça.
Le fait de voir des personnes se bouger pour leurs conditions m'a positivement surpris, ce mouvement des GJ est tenace. J'ai toujours été le premier à dire que je n'accepterais jamais de faire un boulot merdique sur du long terme pour un salaire déplorable qui ne me permet même pas de me projeter vers l'avenir sereinement. Pourtant j'en ai fais des boulots de merde pour financer mes études que ce soit à la chaîne ou dans les vignes. Et il me parait naturel de refuser d'exercer des emplois comme ceux là sur le long terme, chose qui commence à émerger dans ce mouvement.
On va pas se le cacher, la phrase il y a pas de sous métiers c'est des conneries.
Tu vois j'ai une formation en sciences sociales, je peux déblatérer théorie économique et sociologique si tu veux, mais au-delà de la théorie il y a la morale. La culture sans morale, c'est comme la culture sans intelligence ça ne sert à rien et nos élites le prouvent depuis maintenant maintes et maintes années.
En réalité les chiffres de croissance et les chiffres de chômage ne déterminent pas de la bonne santé d'un état. La bonne santé d'un état peut regrouper pleins de facteurs: le niveau d'éducation, le taux de pauvreté, le taux de suicide, le taux de CO2 émit, ect...
Le champ politique est aujourd'hui inutile car nous prenons des décisions pour la compétitivité, la croissance, l'emploi, finalement pour l'économie. Si tout pouvait fonctionner de cette manière ça serait génial de simplicité, mais malheureusement ce n'est pas le cas. L'activité économique doit se plier à nos priorités et non pas l'inverse.
Il y a des propositions toutes simples: supprimer les emplois inutiles (les intermédiaires qui ne produisent rien zou, les emplois qui peuvent êtres mécanisés zou, la spéculation financière zou, les services inutiles zou), plafonner les hauts salaires et le surplus on redistribue (rien ne justifie qu'un haut patron puisse toucher 100 fois voir parfois beaucoup plus qu'un autre acteur économique), changement rigoureux en faveur du climat (limiter le commerce extérieur au strict nécessaire, produire et consommer local au maximum, effort sur les transports), investir sur l'éducation et la recherche, les entreprises qui font du profit au détriment des valeurs éthiques, ect...
On connait nos problèmes mais ça se mouille pas trop dans les sphères dirigeante, ils sont aussi minables que les français que tu décris, ils ne pensent qu'à leur gueule. Seule différence effectivement le français veut pouvoir vivre correctement dans le court terme (rapidement), tandis que les politiques pratiquent l'austérité et la crise sur le long terme. Une crise c'est pas passagère par définition? Les politiques que tu défends sont en fait les démagos que tu dénonces, ils sont prit le cul entre deux chaises, faire plaisir à tonton Nanard d'avoir financé sa campagne en ayant une politique économique alléchante pour le business et de l'autre ne pas trop en mettre sur le dos d'un peuple pas si passif que ça.
Mais détends toi un peu mon vieux, t'es pas le seul à faire cogiter tes neurones, les français ne sont pas tous des cons comme tu semblerais croire.
"Etre de gauche c'est d'abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi; être de droite c'est l'inverse" Gilles Deleuze