C’est une très bonne nouvelle. Depuis le temps qu’on l’attendait ! Enfin !» Mourad Merzouki, chorégraphe et actuel directeur du Centre chorégraphique national (CCN) de Créteil et du Val-de-Marne, ne cache pas son enthousiasme. Le 26 octobre, lors de la commission interministérielle à l’égalité et à la citoyenneté réunie aux Mureaux (Yvelines), le gouvernement a annoncé l’instauration d’un diplôme national supérieur professionnel (DNSP) de la danse hip-hop. Un diplôme d’interprète, donc, porté par le conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon, selon le calendrier suivant : une maquette pédagogique prévue pour mi-décembre, une décision d’habilitation rendue en juin 2016. Fissa.
Terrain de jeu:
Pour Mourad Merzouki, associé au groupe de travail en cours de constitution, il était grand temps d’en finir avec ce «paradoxe» : alors que le hip-hop est une danse largement pratiquée par les Français, qu’elle suscite une forte adhésion du public (+35 % de spectateurs pour le festival Karavel, à Lyon), qu’elle tourne et s’exporte à l’international (certaines compagnies hip-hop dépassent les 60 représentations par an, contre une moyenne nationale de 4,5), les danseurs ne bénéficiaient pas des diplômes d’interprètes déjà mis en place pour la danse classique, contemporaine et jazz. Quoi de plus logique que de parachever une reconnaissance institutionnelle, déjà amorcée avec la nomination, à la tête de deux CCN, de Mourad Merzouki et de Kader Attou (à La Rochelle) ? Et pourquoi se priver d’un outillage jugé nécessaire, selon Merzouki, à la structuration et à l’évolution des esthétiques ? «A l’heure actuelle, reprend-il, je remarque que les danseurs hip-hop sont techniquement très bons, mais que le répondant artistique n’est pas toujours là .» Un problème bientôt réglé, donc, avec en prime celui de la réinsertion professionnelle (grâce aux équivalences universitaires octroyées avec le DNSP). Alors, champagne ?
Pomme de discorde
Silence dans l’assemblée. Bruce «Ykanji» Soné inviterait plutôt à remballer les caisses. «A part une poignée de chorégraphes institutionnels, personne n’en veut, de ce diplôme», rétorque le fondateur de la Juste Debout School, à Pantin. Le DNSP est peut-être une vieille lune pour certains, mais pour d’autres, il relèverait plutôt de l’épée de Damoclès. Ou du coup de sifflet venant stopper la récré, terrain de jeu totalement libre grâce auquel le hip-hop français se serait érigé comme le plus dynamique au monde. Loin du «système» et proche du marché. «Les danseurs français sont recrutés pour les plus grands shows - Madonna, Beyoncé -, enseignent et rayonnent à l’international. Vous croyez qu’ils ont eu besoin d’un diplôme pour se sentir autorisés à travailler ?»
Logiquement, le milieu reprend ces querelles intestines (entre hip-hop légitime et hip-hop dévoyé, underground et institution…) qui reviennent en gimmick depuis une vingtaine d’années. En effet, le premier groupe de travail constitué par l’Etat date de 1999… Et la dernière levée de bouclier, de 2013. Alors que le ministère travaillait à la mise en place d’un diplôme d’Etat de professeur de danse hip-hop, un collectif baptisé le Moovement avait lancé une pétition réunissant près de 4 000 signatures, contre «une réglementation [… ] qui mettrait fin à la richesse culturelle d’un mouvement encore naissant et en pleine ébullition». L’amertume est encore au rendez-vous, vis-à -vis de décisionnaires en mal de street credibility, qui maintiendraient les acteurs du hip-hop à l’écart des plans et entendraient réguler une pratique dont ils ignoreraient tout.
Car la première pomme de discorde est bien celle-là : la constitution d’un groupe de travail jugé déconnecté des réalités du milieu. Breakeuse aujourd’hui chorégraphe de la Compagnie Par Terre, associée au Théâtre national de Chaillot à compter de 2016, Anne Nguyen se dit «sidérée» d’entendre toujours les mêmes noms circuler. Soit ceux, pour l’heure, de Mourad Merzouki, Kader Attou ou d’Anthony Egéa, chorégraphe bordelais et directeur d’un centre de formation professionnelle pour interprètes hip-hop. Des noms qui, visiblement, ne passeraient pas le test ADN. «Pour réfléchir sur les questions du hip-hop, ce serait peut-être pas mal de travailler avec les gens du hip-hop, non ? tranche-t-elle. Mourad et Kader sont tout à fait légitimes dans leur domaine - celui de la scène - mais ils ne se sont jamais mêlés aux danseurs hip-hop dans les battles ou les entraînements, ne connaissent pas bien les différentes esthétiques qui font la richesse de la danse hip-hop et ne voient les choses que de l’extérieur, d’un œil technique.»
Un diagnostic partagé par David Colas, danseur, chorégraphe, formateur basé à Marseille et associé à la célèbre émission télé des années 80, H.I.P H.O.P : «Qui va valider ? Marie-Claude Pietragalla ? Et selon quels critères ?» Le ministère le souligne : gare aux procès d’intention, le groupe n’est pas encore définitif. Et Mourad Merzouki dit ne pas imaginer un diplôme sans une complémentarité des approches et une pluralité de voix.
«ADN rebelle»:
Mais, invités ou non à s’asseoir à la table, beaucoup redoutent la pasteurisation. Comment faire entrer dans les schémas institutionnels (si ce n’est au forceps) une pratique à l’enseignement souple, qui revendique son «exception» culturelle ? Quid de l’absence de hiérarchie dans l’apprentissage, de la dimension collective des pratiques, de la place majeure de l’improvisation, de la vingtaine de techniques hip-hop différentes ? Mourad Merzouki plaide pour de «nouveaux dispositifs» : «Et pourquoi pas des battles dans les conservatoires ? J’y serais favorable.» Les dents grincent… «Regardez ce qui s’est passé avec la danse jazz !» s’exclame David Colas. En chœur avec Bruce Soné : «Des milliers de diplômes ont été délivrés dans cette discipline. Les danseurs n’ont pas été mieux formés et le jazz a disparu. Dans l’indifférence totale. On n’a pas besoin de l’institution, c’est elle qui a besoin de nous.»
A qui le disent-ils… On voit d’ici André Bercoff se frotter les mains. Dans une tribune publiée par le Figaro le 27 octobre, le polémiste persiflait contre cette «rage étatique de tout récupérer dès l’embryon, dans des domaines dont la qualité, l’originalité et le talent sont dus essentiellement à leur ADN rebelle, marginal, souterrain.» L’occasion, en effet, était trop belle pour ne pas récupérer le débat en faveur d’une critique globale de l’«Etat providence», de ce ministère-veuve noire qui tuerait les artistes en les bichonnant trop. Soit des tacles directement inspirés du brûlot de Marc Fumaroli (l’Etat culturel: une religion moderne, paru en 1991) et qui finissent par s’adresser au «moindre graffiteur en mal de muraille [qui] se transforme en intermittent du spectacle».
Souci de diffusion:
Pourtant, le milieu hip-hop ne réclame pas le désengagement de l’Etat. Juste d’arrêter de se tromper de combat. «Parce que là , c’est de l’argent jeté par les fenêtres, reprend Anne Nguyen. Au lieu de former des danseurs déjà opérationnels sur un marché saturé, pour entrer dans des compagnies qui ne tournent pas (la plupart font moins de trois dates par an !), on ferait mieux d’aider les artistes existants à se structurer pour pouvoir évoluer.» En résumé : aucun problème de formation, mais un gros souci de production et de diffusion. Si, donc, le hip-hop fabrique des brutes de technique mais tarde à sortir des atouts maîtres en chorégraphie, c’est parce que les compagnies seraient économiquement trop fragiles et qu’on ne leur accorde aucune seconde chance. D’où l’intérêt de multiplier plutôt les labos de chorégraphes, l’accompagnement administratif et les projets d’aide à la structuration, comme Initiatives d’artistes en danses urbaines, porté par Chloé Le Nôtre à la Villette.
«Encore une fois, c’est fait à l’arrache», résume Anne Nguyen. Pour couronner le tout, le projet s’inscrit dans un calendrier qui fait monter la moutarde au nez. «Lorsqu’à quelques semaines des régionales, Manuel Valls vient aux Mureaux présenter le DNSP comme une main tendue aux jeunes de banlieue, je me dis que la France n’a rien tiré de ses erreurs passées», explique Karl Libanus, membre du collectif le Moovement. Marre du costume de Super Ghetto ? «Aujourd’hui dans les cités, on ne danse plus, on fait du business,conclut David Colas. Quand admettra-t-on que le hip-hop n’est pas qu’un pansement social pour banlieues défavorisées ?»
Source:Libération.
Le Hip-Hop reconnu "officielement" comme danse...
- Crapulax
- Administrateur

- Messages : 156979
- Enregistré le : 15 septembre 2008 22:22
- Localisation : A "Bonheur City".
Le Hip-Hop reconnu "officielement" comme danse...
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!
- Crapulax
- Administrateur

- Messages : 156979
- Enregistré le : 15 septembre 2008 22:22
- Localisation : A "Bonheur City".
Re: Le Hip-Hop reconnu "officielement" comme danse...
Je ne peux saluer,même si c'est tardivement cette reconnaissance d'une "forme d'Art Urbain" et surtout cela fait chaud au coeur de voir que le Hip-Hop est enfin reconnu à sa juste valeur..Même si il est loin d'avoir les éloges sur d'autres "exercices du Style" qu'il mériterait...
Mais voilà la "partie" danse qui est reconnue,et ce n'est que logique....La danse est à la base du mouvement Hip-Hop qui par la suite sera englobée dans le mouvement Rap et ses diverses composantes,parce que le Rap ce n'est pas que la danse,que le chant ou encore que l'écriture,c'est un tout,il se définie en de multiples "spécialités"...
Maintenant là ou je rejoins les analyses c'est qu'effectivement si l'on veut officialiser la Danse il faut s'adresser à des personnes reconnues dans le Milieu et surtout qui ont la fibre originelle de cette discipline.(D'ailleurs c'est amusant c'est ce que je dis en ce qui concerne la politique pour les cités
).
Les "gens bien intentionnés" qui parlent de "rap" ou de Hip-Hop en considérant ses acteurs,ses artistes comme de la merdouille ou encore lui coller une image souvent orientée et faussée n'auront pas eu raison de cette volonté de "déclasser" ce Mouvement et tant mieux.
Le Rap ou le Hip-Hop n'est en rien réservé à une couche de la population ou doit appartenir à des stéréotypes souvent d'ordres médiatiques....
La Danse,pour faire court les "battles"(défis) et la pratique du Hip-Hop demandent un entrainement de haut niveau et répétitif accompagné d'une hygiène de vie fortement contrôlée...Par exemple dans la Danse Hip-Hop la drogue ou l'alcool n'ont pas leurs places,surtout lorsque l'on fait partie d'une troupe appelée généralement compagnie.Inutile de préciser que la violence est elle aussi proscrite.....
Je sais....Je sais.....La grande majorité considère l'Art de Rue comme une sous-culture mais pourtant la France et ça je l'ai déjà dit un certain nombre de fois est la "plus grande place Européenne" de Rap et la deuxième au monde.Et comme on dit "la French Touch" est reconnue dans pas mal de Pays....
La Danse est pour ainsi dire le début du Mouvement mais il reste encore le dessin(fresques etc etc) ou l'Art graphique comme vous voulez(pourtant des ex tageurs vendent des oeuvres dans des galeries),le Mix(platines) ou la France depuis la fin des années 80 squatte le haut du tableau,l'écriture de la part de certains Artistes qui est reconnue par "des acteurs de cinéma ou de théâtre voir des écrivains"dans leur Milieu.....
Le Hip-Hop ne s'arrête en rien aux clichés qui vous sont "vendus" depuis X années....Le Rap n'est pas celui que l'on vous propose(volontairement) à la télé ou sur des radios de merdes ou dans les bacs de disques.....
Les "gens qui se disent représenter le Rap" ne sont que des guignols doublés de machines à pognon pour "amuser" la galerie mais qui en fait desservent et discréditent depuis des années le Mouvement....Je ne vous parle pas d'eux,je parle de ceux qui opèrent dans l'ombre depuis toutes ces années pour que la flamme originelle du Rap et du Mouvement ne s'éteigne jamais.
Avec cette reconnaissance j'ai le sentiment que tout le travail donné "paye enfin",juste la reconnaissance...Pas celles des têtes de gondoles,eux on s'en fout mais une reconnaissance Artistique donc je suis content...
Le Mouvement a son Histoire en France et la grande majorité des acteurs de ce dernier se torchent les fesses avec,pire nient pratiquement l'existence de cette dernière ne faisant que se renier et se chier dessus...
Pourquoi?
Parce que ce sont généralement les responsables de l'image actuelle du Mouvement...Parce qu'ils ont tenté d'effacer l'histoire....Parce qu'ils ont "violé" le Rap originel....
Mais ils peuvent se moquer de ceux qu'ils appellent "Puristes",ceux qui les dérange(dans les conférences par exemple j'en avais parlé sur un autre sujet il y a un moment) ces derniers s'en contrefoutent royalement,ils laissent un "testament" de "l'Hipopologie"(comme on la nomme) Française,son histoire,la vraie et l'unique.....
Perso je "pense connaitre le Milieu"(
) et pouvoir apporter du grain au moulin n'est que ma seule récompense mais le Rap ou le Hip-Hop n'est pas une mode,n'est pas un style,n'est pas un Art de vie......C'est tout simplement une Culture...Moderne mais bel et bien une culture....
Le Rap ne se vit pas par procuration(ou ne s'écrit pas de cette façon là non plus)...........
Ca fait X années que je cherchais une personne qui respire "Hip-Hop" pour transmettre ce que je sais du Mouvement,ce que j'ai vécu et surtout trouver quelqu'un qui "aurait faim" de connaissances,soif "de sons",qui voudrait apprendre tout simplement....Je ne parle même pas du volet "musique" parce que là il s'agit de passion et c'est un travail titanesque pour le maitriser mais peu importe si l'on a la fibre c'est facile à retenir....
J'en ai croisé des gens,j'en ai entendu un paquet me dire que c'était leur "dada" mais en fait sur la longue ne tiennent pas,surtout à partir du moment ou les mots "apprendre et retenir" apparaissent,là c'est foutu et pour achever le tout c'est quand tu leurs précises que tu fais ça pour l'Histoire du Mouvement,qu'il n'y a ni reconnaissance,ni tune ni rien à gratter et qu'en plus il faut rester humble parce que l'on ne cesse jamais d'engranger des informations,c'est un travail sans fin dirons nous...
Donc je reste dans un Cercle de Puristes ou seulement 2 personnes nous ont rejointes en 5 ans.....Je parle de gens qui "apportent" une pierre de plus à l'édifice..........
On a peu d'écho??????Bin on s'en fout sinon on ne persisterait pas....Mais la Mémoire du Rap Français ne disparaitra jamais!
Pour finir,je ne compare en rien les époques puisque l'Histoire du Mouv continue(pas celle des "stars" du Rap) et que les années,les sons,les textes,le flow sont complètements différents d'avant....C'est "l'évolution".
Mais....Pour revendiquer il faut être fier de ses "racines"(pas au point de vue familial mais Hip-Hop) et comment prétendre alors que l'on ne sait rien ou pire encore que l'on crache sur ces dernières?
Mais voilà la "partie" danse qui est reconnue,et ce n'est que logique....La danse est à la base du mouvement Hip-Hop qui par la suite sera englobée dans le mouvement Rap et ses diverses composantes,parce que le Rap ce n'est pas que la danse,que le chant ou encore que l'écriture,c'est un tout,il se définie en de multiples "spécialités"...
Maintenant là ou je rejoins les analyses c'est qu'effectivement si l'on veut officialiser la Danse il faut s'adresser à des personnes reconnues dans le Milieu et surtout qui ont la fibre originelle de cette discipline.(D'ailleurs c'est amusant c'est ce que je dis en ce qui concerne la politique pour les cités
Les "gens bien intentionnés" qui parlent de "rap" ou de Hip-Hop en considérant ses acteurs,ses artistes comme de la merdouille ou encore lui coller une image souvent orientée et faussée n'auront pas eu raison de cette volonté de "déclasser" ce Mouvement et tant mieux.
Le Rap ou le Hip-Hop n'est en rien réservé à une couche de la population ou doit appartenir à des stéréotypes souvent d'ordres médiatiques....
La Danse,pour faire court les "battles"(défis) et la pratique du Hip-Hop demandent un entrainement de haut niveau et répétitif accompagné d'une hygiène de vie fortement contrôlée...Par exemple dans la Danse Hip-Hop la drogue ou l'alcool n'ont pas leurs places,surtout lorsque l'on fait partie d'une troupe appelée généralement compagnie.Inutile de préciser que la violence est elle aussi proscrite.....
Je sais....Je sais.....La grande majorité considère l'Art de Rue comme une sous-culture mais pourtant la France et ça je l'ai déjà dit un certain nombre de fois est la "plus grande place Européenne" de Rap et la deuxième au monde.Et comme on dit "la French Touch" est reconnue dans pas mal de Pays....
La Danse est pour ainsi dire le début du Mouvement mais il reste encore le dessin(fresques etc etc) ou l'Art graphique comme vous voulez(pourtant des ex tageurs vendent des oeuvres dans des galeries),le Mix(platines) ou la France depuis la fin des années 80 squatte le haut du tableau,l'écriture de la part de certains Artistes qui est reconnue par "des acteurs de cinéma ou de théâtre voir des écrivains"dans leur Milieu.....
Le Hip-Hop ne s'arrête en rien aux clichés qui vous sont "vendus" depuis X années....Le Rap n'est pas celui que l'on vous propose(volontairement) à la télé ou sur des radios de merdes ou dans les bacs de disques.....
Les "gens qui se disent représenter le Rap" ne sont que des guignols doublés de machines à pognon pour "amuser" la galerie mais qui en fait desservent et discréditent depuis des années le Mouvement....Je ne vous parle pas d'eux,je parle de ceux qui opèrent dans l'ombre depuis toutes ces années pour que la flamme originelle du Rap et du Mouvement ne s'éteigne jamais.
Avec cette reconnaissance j'ai le sentiment que tout le travail donné "paye enfin",juste la reconnaissance...Pas celles des têtes de gondoles,eux on s'en fout mais une reconnaissance Artistique donc je suis content...
Le Mouvement a son Histoire en France et la grande majorité des acteurs de ce dernier se torchent les fesses avec,pire nient pratiquement l'existence de cette dernière ne faisant que se renier et se chier dessus...
Pourquoi?
Parce que ce sont généralement les responsables de l'image actuelle du Mouvement...Parce qu'ils ont tenté d'effacer l'histoire....Parce qu'ils ont "violé" le Rap originel....
Mais ils peuvent se moquer de ceux qu'ils appellent "Puristes",ceux qui les dérange(dans les conférences par exemple j'en avais parlé sur un autre sujet il y a un moment) ces derniers s'en contrefoutent royalement,ils laissent un "testament" de "l'Hipopologie"(comme on la nomme) Française,son histoire,la vraie et l'unique.....
Perso je "pense connaitre le Milieu"(
Le Rap ne se vit pas par procuration(ou ne s'écrit pas de cette façon là non plus)...........
Ca fait X années que je cherchais une personne qui respire "Hip-Hop" pour transmettre ce que je sais du Mouvement,ce que j'ai vécu et surtout trouver quelqu'un qui "aurait faim" de connaissances,soif "de sons",qui voudrait apprendre tout simplement....Je ne parle même pas du volet "musique" parce que là il s'agit de passion et c'est un travail titanesque pour le maitriser mais peu importe si l'on a la fibre c'est facile à retenir....
J'en ai croisé des gens,j'en ai entendu un paquet me dire que c'était leur "dada" mais en fait sur la longue ne tiennent pas,surtout à partir du moment ou les mots "apprendre et retenir" apparaissent,là c'est foutu et pour achever le tout c'est quand tu leurs précises que tu fais ça pour l'Histoire du Mouvement,qu'il n'y a ni reconnaissance,ni tune ni rien à gratter et qu'en plus il faut rester humble parce que l'on ne cesse jamais d'engranger des informations,c'est un travail sans fin dirons nous...
Donc je reste dans un Cercle de Puristes ou seulement 2 personnes nous ont rejointes en 5 ans.....Je parle de gens qui "apportent" une pierre de plus à l'édifice..........
On a peu d'écho??????Bin on s'en fout sinon on ne persisterait pas....Mais la Mémoire du Rap Français ne disparaitra jamais!
Pour finir,je ne compare en rien les époques puisque l'Histoire du Mouv continue(pas celle des "stars" du Rap) et que les années,les sons,les textes,le flow sont complètements différents d'avant....C'est "l'évolution".
Mais....Pour revendiquer il faut être fier de ses "racines"(pas au point de vue familial mais Hip-Hop) et comment prétendre alors que l'on ne sait rien ou pire encore que l'on crache sur ces dernières?
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!