On parle souvent trop des dérives de l’extrême droite et pas assez de ceux de l’extrême gauche.
Dans un communiqué, la préfecture de police évoque "un rassemblement non déclaré." Jeudi 12 octobre, 41 militants d'extrême gauche, présentés comme appartenant à "la mouvance contestataire", ont été interpellés dans le bois de Boulogne, où ils étaient rassemblés "à l’occasion de la tenue d’un congrès en ressources humaines" où la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, devait rencontrer des directeurs des ressources humaines de sociétés du CAC40. Sa venue a finalement été annulée.
Peu avant 8 heures du matin, les militants ont occupé les alentours du congrès afin de mener une "chasse aux DRH". Sur le site internet consacré à cette mobilisation, les organisateurs demandent de venir "nombreux au rendez-vous pour brusquer, traquer, enfumer..." et pour "ne pas subir le futur qu’ils nous préparent".
Ils y assurent pas ailleurs qu'un "rassemblement statique autorisé par la Préfecture de police de Paris [devait se tenir] à l'intersection de la route de la reine Marguerite et de la route de la Grande Cascade jusqu'à 13h30."
Des véhicules incendiés
Les militants interpellés sont accusés de "dégradations de biens privés et des violences commises sur les forces de l’ordre." La préfecture évoque des charges telles que "jets de projectiles sur agents de la force publique, port d’arme prohibé, et participation à un attroupement en étant porteur d’une arme". Sur Twitter, des vidéos et photos prises par des militants et journalistes sur place, montrent en effet des véhicules incendiés.
Qui commet le plus d'agressions et dégradations...???


