Pourquoi les chiffres sur le Covid donnent une image faussée de l'épidémie

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lotus95
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Pourquoi les chiffres sur le Covid donnent une image faussée de l'épidémie

Message par lotus95 »

INTERVIEW - Antoine Houlou-Garcia, mathématicien, explique en quoi la crise du Covid-19 est un cas d’école de statistiques mal interprétées voire biaisées.
https://www.challenges.fr/entreprise/sa ... mie_727354

Le mathématicien Antoine Houlou-Garcia, coauteur avec Thierry Maugenest d’un livre Le théorème d’Hypocrite (Albin Michel) qui démontre l’usage de statistiques trompeuses à travers les âges (depuis Pythagore !) pour justifier des politiques pas toujours justes ou efficaces, voit en la crise du Covid-19 un cas d’école de chiffres mal interprétés voire biaisés.

Challenges – Dans votre livre, vous enjoignez, avec des exemples, à vous méfier des chiffres, surtout en matière d’épidémiologie : les épidémiologistes sont-ils mauvais en maths, l’équation a trop d’inconnues ou y a-t-il des arrière-pensées politiques ?

Antoine Houlou-Garcia – L’épidémiologie n’est pas une science exacte surtout au début d’une épidémie d’un virus nouveau. Il y a tant de paramètres inconnus sur le comportement du virus que c’est impossible de construire un modèle prédictif réaliste. Par le passé, les modélisations sur les épidémies de la vache folle, d’Ebola, de la grippe aviaire, du SRAS ont quasi-systématiquement été gonflées par rapport à ce qui s’est passé, ce qui a pu amener à des politiques contestées comme les millions de vaccins commandés inutilement par Roselyne Bachelot en 2009 contre la grippe H1N1. Pourquoi ? D’abord parce que les épidémiologistes sont avant tout des médecins, qui ont pour mission de sauver des vies et donc qui appliquent un principe de précaution maximal. Il est probable que si un collectif d’entrepreneurs férus de calculs statistiques émettait sa propre modélisation, en se basant sur un autre paramétrage, sans chercher le risque zéro, car il aurait plutôt à coeur de continuer à faire tourner l'économie, ils aboutiraient à un risque épidémique mortel bien plus bas… sans avoir forcément tort.

Surtout, ce n’est pas la faute des épidémiologistes qui, en scientifiques, savent bien qu’au début on tâtonne, que la marge d’erreur est grande, connaissent les limites du savoir et combien il faut du temps pour approcher de la vérité. Mais ils sont soumis à une pression énorme des politiques, des médias, de l’opinion publique, pour produire des chiffres qui seront ensuite ressassés, processés, dramatisés voire manipulés. Les humains ont un fort biais cognitif de détestation de l’inconnu, ils préfèrent se raccrocher à n’importe quel chiffre douteux que ne pas avoir de chiffre ! Certains épidémiologistes tombent aussi dans le piège de la célébrité jusqu’à en perdre toute rigueur scientifique et se muer en prophètes
Bon, l'article est en accès restreint, mais je l'ai mis pour servir de source à une question importante que beaucoup se posent ; quand on voit les dégâts que provoque cette crise à tous les niveaux, la moindre des choses serait de présenter les données de façon fiable et honnête. Pour ma part, j'estime que cette question est assez importante pour déclencher un audit indépendant de tous les process qui servent à alimenter ces chiffres
Les écarts importants relevés à Nice tendent à prouver que ce ne serait pas du luxe ...

En l'occurrence, toutes les décisions sont basées sur un taux d'incidence qui ne veut rien dire ... :icon_winks:
mais pire, avec des tests qui ne prouvent strictement rien et qui sont capables de détecter le fragment de la grippe de l'année dernière si on pousse le CT (nombre de cycles d'amplification) au delà du raisonnable ;
et quoi qu'il en soit, ces tests, même utilisés correctement, ne font pas office de preuves d'infection au sens de la justice, en témoignent la décision tombée au Portugal récemment et les nombreuses procédures en cours.

Ce qui est incompréhensible, c'est que le réseau Sentinelles (Inserm) diffuse des données depuis des lustres sur la circulation des différents virus et qu'on ne s'en sert pas ... pourquoi ? d'autant plus que ces données traduisent une tendance bien moins préoccupante que celles basées sur des tests peu fiables et non adaptés à la situation

Sur les données de mortalité, la communication a toujours tourné autour d'un nombre de morts qui représentent à ce jour 0.13% de la population française, et probablement bien moins si on fait abstraction des "erreurs" d'imputation par cause de décès ; seulement 54% des certificats de décès imputés au covid comportent une mention covid, les autres font état de 1 à 4 comorbidités. Et récemment, l'Ined a publié une étude qui revoit à la baisse ces données d'environ 25 000 ... mais peu importe ... 0.13% est un taux de létalité comparable à celui de la grippe

A côté de ça, il y a plusieurs manières de présenter les choses : la technique du verre à 3/4 vide ou à 3/4 plein
Les effets sur le psychique des gens ne sont pas les mêmes selon qu'on dise qu'il y a 91 000 décès du covid, qui plus est avec un décompte macabre journalier, ou qu'on précise que ça représente 0.13% de la population, ou encore qu'on dise que 99.87% des gens n'ont pas été touchés par le virus ou en sont guéris.

La forme de communication choisie traduit l'objectif poursuivi, selon qu'on est dans la bienveillance rassurante, ou au contraire dans la volonté d'instiller la peur dans l'esprit des gens ; une peur qui peut tourner à l'irrationnel et pousser au pire, mais qui rend le plus grand nombre malléable et en position d'accepter les mesures les plus restrictives.

C'est le choix qui a été fait en France, mais on retrouve la même logique et les mêmes procédés dans de nombreux pays dans le monde.
Pourquoi ? Qui profite de la situation ?
À la télé ils disent tous les jours : 'Y a trois millions de personnes qui veulent du travail.' C'est pas vrai : de l'argent leur suffirait." Coluche
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scorpion3917
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Re: Pourquoi les chiffres sur le Covid donnent une image faussée de l'épidémie

Message par scorpion3917 »

lotus95 a écrit : 21 mars 2021 15:29
INTERVIEW - Antoine Houlou-Garcia, mathématicien, explique en quoi la crise du Covid-19 est un cas d’école de statistiques mal interprétées voire biaisées.
https://www.challenges.fr/entreprise/sa ... mie_727354

Le mathématicien Antoine Houlou-Garcia, coauteur avec Thierry Maugenest d’un livre Le théorème d’Hypocrite (Albin Michel) qui démontre l’usage de statistiques trompeuses à travers les âges (depuis Pythagore !) pour justifier des politiques pas toujours justes ou efficaces, voit en la crise du Covid-19 un cas d’école de chiffres mal interprétés voire biaisés.

Challenges – Dans votre livre, vous enjoignez, avec des exemples, à vous méfier des chiffres, surtout en matière d’épidémiologie : les épidémiologistes sont-ils mauvais en maths, l’équation a trop d’inconnues ou y a-t-il des arrière-pensées politiques ?

Antoine Houlou-Garcia – L’épidémiologie n’est pas une science exacte surtout au début d’une épidémie d’un virus nouveau. Il y a tant de paramètres inconnus sur le comportement du virus que c’est impossible de construire un modèle prédictif réaliste. Par le passé, les modélisations sur les épidémies de la vache folle, d’Ebola, de la grippe aviaire, du SRAS ont quasi-systématiquement été gonflées par rapport à ce qui s’est passé, ce qui a pu amener à des politiques contestées comme les millions de vaccins commandés inutilement par Roselyne Bachelot en 2009 contre la grippe H1N1. Pourquoi ? D’abord parce que les épidémiologistes sont avant tout des médecins, qui ont pour mission de sauver des vies et donc qui appliquent un principe de précaution maximal. Il est probable que si un collectif d’entrepreneurs férus de calculs statistiques émettait sa propre modélisation, en se basant sur un autre paramétrage, sans chercher le risque zéro, car il aurait plutôt à coeur de continuer à faire tourner l'économie, ils aboutiraient à un risque épidémique mortel bien plus bas… sans avoir forcément tort.

Surtout, ce n’est pas la faute des épidémiologistes qui, en scientifiques, savent bien qu’au début on tâtonne, que la marge d’erreur est grande, connaissent les limites du savoir et combien il faut du temps pour approcher de la vérité. Mais ils sont soumis à une pression énorme des politiques, des médias, de l’opinion publique, pour produire des chiffres qui seront ensuite ressassés, processés, dramatisés voire manipulés. Les humains ont un fort biais cognitif de détestation de l’inconnu, ils préfèrent se raccrocher à n’importe quel chiffre douteux que ne pas avoir de chiffre ! Certains épidémiologistes tombent aussi dans le piège de la célébrité jusqu’à en perdre toute rigueur scientifique et se muer en prophètes
Bon, l'article est en accès restreint, mais je l'ai mis pour servir de source à une question importante que beaucoup se posent ; quand on voit les dégâts que provoque cette crise à tous les niveaux, la moindre des choses serait de présenter les données de façon fiable et honnête. Pour ma part, j'estime que cette question est assez importante pour déclencher un audit indépendant de tous les process qui servent à alimenter ces chiffres
Les écarts importants relevés à Nice tendent à prouver que ce ne serait pas du luxe ...

En l'occurrence, toutes les décisions sont basées sur un taux d'incidence qui ne veut rien dire ... :icon_winks:
mais pire, avec des tests qui ne prouvent strictement rien et qui sont capables de détecter le fragment de la grippe de l'année dernière si on pousse le CT (nombre de cycles d'amplification) au delà du raisonnable ;
et quoi qu'il en soit, ces tests, même utilisés correctement, ne font pas office de preuves d'infection au sens de la justice, en témoignent la décision tombée au Portugal récemment et les nombreuses procédures en cours.

Ce qui est incompréhensible, c'est que le réseau Sentinelles (Inserm) diffuse des données depuis des lustres sur la circulation des différents virus et qu'on ne s'en sert pas ... pourquoi ? d'autant plus que ces données traduisent une tendance bien moins préoccupante que celles basées sur des tests peu fiables et non adaptés à la situation

Sur les données de mortalité, la communication a toujours tourné autour d'un nombre de morts qui représentent à ce jour 0.13% de la population française, et probablement bien moins si on fait abstraction des "erreurs" d'imputation par cause de décès ; seulement 54% des certificats de décès imputés au covid comportent une mention covid, les autres font état de 1 à 4 comorbidités. Et récemment, l'Ined a publié une étude qui revoit à la baisse ces données d'environ 25 000 ... mais peu importe ... 0.13% est un taux de létalité comparable à celui de la grippe

A côté de ça, il y a plusieurs manières de présenter les choses : la technique du verre à 3/4 vide ou à 3/4 plein
Les effets sur le psychique des gens ne sont pas les mêmes selon qu'on dise qu'il y a 91 000 décès du covid, qui plus est avec un décompte macabre journalier, ou qu'on précise que ça représente 0.13% de la population, ou encore qu'on dise que 99.87% des gens n'ont pas été touchés par le virus ou en sont guéris.

La forme de communication choisie traduit l'objectif poursuivi, selon qu'on est dans la bienveillance rassurante, ou au contraire dans la volonté d'instiller la peur dans l'esprit des gens ; une peur qui peut tourner à l'irrationnel et pousser au pire, mais qui rend le plus grand nombre malléable et en position d'accepter les mesures les plus restrictives.

C'est le choix qui a été fait en France, mais on retrouve la même logique et les mêmes procédés dans de nombreux pays dans le monde.
Pourquoi ? Qui profite de la situation ?
ben justement c est la question que je me pose depuis le début de cette bien étrange affaire.....🤔
La seule chose qui permet au mal de triompher est l inaction des hommes de bien.
Edmund Burke.
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Re: Pourquoi les chiffres sur le Covid donnent une image faussée de l'épidémie

Message par lepicard »

lotus95 a écrit : 21 mars 2021 15:29
INTERVIEW - Antoine Houlou-Garcia, mathématicien, explique en quoi la crise du Covid-19 est un cas d’école de statistiques mal interprétées voire biaisées.
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Le mathématicien Antoine Houlou-Garcia, coauteur avec Thierry Maugenest d’un livre Le théorème d’Hypocrite (Albin Michel) qui démontre l’usage de statistiques trompeuses à travers les âges (depuis Pythagore !) pour justifier des politiques pas toujours justes ou efficaces, voit en la crise du Covid-19 un cas d’école de chiffres mal interprétés voire biaisés.

Challenges – Dans votre livre, vous enjoignez, avec des exemples, à vous méfier des chiffres, surtout en matière d’épidémiologie : les épidémiologistes sont-ils mauvais en maths, l’équation a trop d’inconnues ou y a-t-il des arrière-pensées politiques ?

Antoine Houlou-Garcia – L’épidémiologie n’est pas une science exacte surtout au début d’une épidémie d’un virus nouveau. Il y a tant de paramètres inconnus sur le comportement du virus que c’est impossible de construire un modèle prédictif réaliste. Par le passé, les modélisations sur les épidémies de la vache folle, d’Ebola, de la grippe aviaire, du SRAS ont quasi-systématiquement été gonflées par rapport à ce qui s’est passé, ce qui a pu amener à des politiques contestées comme les millions de vaccins commandés inutilement par Roselyne Bachelot en 2009 contre la grippe H1N1. Pourquoi ? D’abord parce que les épidémiologistes sont avant tout des médecins, qui ont pour mission de sauver des vies et donc qui appliquent un principe de précaution maximal. Il est probable que si un collectif d’entrepreneurs férus de calculs statistiques émettait sa propre modélisation, en se basant sur un autre paramétrage, sans chercher le risque zéro, car il aurait plutôt à coeur de continuer à faire tourner l'économie, ils aboutiraient à un risque épidémique mortel bien plus bas… sans avoir forcément tort.

Surtout, ce n’est pas la faute des épidémiologistes qui, en scientifiques, savent bien qu’au début on tâtonne, que la marge d’erreur est grande, connaissent les limites du savoir et combien il faut du temps pour approcher de la vérité. Mais ils sont soumis à une pression énorme des politiques, des médias, de l’opinion publique, pour produire des chiffres qui seront ensuite ressassés, processés, dramatisés voire manipulés. Les humains ont un fort biais cognitif de détestation de l’inconnu, ils préfèrent se raccrocher à n’importe quel chiffre douteux que ne pas avoir de chiffre ! Certains épidémiologistes tombent aussi dans le piège de la célébrité jusqu’à en perdre toute rigueur scientifique et se muer en prophètes
Bon, l'article est en accès restreint, mais je l'ai mis pour servir de source à une question importante que beaucoup se posent ; quand on voit les dégâts que provoque cette crise à tous les niveaux, la moindre des choses serait de présenter les données de façon fiable et honnête. Pour ma part, j'estime que cette question est assez importante pour déclencher un audit indépendant de tous les process qui servent à alimenter ces chiffres
Les écarts importants relevés à Nice tendent à prouver que ce ne serait pas du luxe ...

En l'occurrence, toutes les décisions sont basées sur un taux d'incidence qui ne veut rien dire ... :icon_winks:
mais pire, avec des tests qui ne prouvent strictement rien et qui sont capables de détecter le fragment de la grippe de l'année dernière si on pousse le CT (nombre de cycles d'amplification) au delà du raisonnable ;
et quoi qu'il en soit, ces tests, même utilisés correctement, ne font pas office de preuves d'infection au sens de la justice, en témoignent la décision tombée au Portugal récemment et les nombreuses procédures en cours.

Ce qui est incompréhensible, c'est que le réseau Sentinelles (Inserm) diffuse des données depuis des lustres sur la circulation des différents virus et qu'on ne s'en sert pas ... pourquoi ? d'autant plus que ces données traduisent une tendance bien moins préoccupante que celles basées sur des tests peu fiables et non adaptés à la situation

Sur les données de mortalité, la communication a toujours tourné autour d'un nombre de morts qui représentent à ce jour 0.13% de la population française, et probablement bien moins si on fait abstraction des "erreurs" d'imputation par cause de décès ; seulement 54% des certificats de décès imputés au covid comportent une mention covid, les autres font état de 1 à 4 comorbidités. Et récemment, l'Ined a publié une étude qui revoit à la baisse ces données d'environ 25 000 ... mais peu importe ... 0.13% est un taux de létalité comparable à celui de la grippe

A côté de ça, il y a plusieurs manières de présenter les choses : la technique du verre à 3/4 vide ou à 3/4 plein
Les effets sur le psychique des gens ne sont pas les mêmes selon qu'on dise qu'il y a 91 000 décès du covid, qui plus est avec un décompte macabre journalier, ou qu'on précise que ça représente 0.13% de la population, ou encore qu'on dise que 99.87% des gens n'ont pas été touchés par le virus ou en sont guéris.

La forme de communication choisie traduit l'objectif poursuivi, selon qu'on est dans la bienveillance rassurante, ou au contraire dans la volonté d'instiller la peur dans l'esprit des gens ; une peur qui peut tourner à l'irrationnel et pousser au pire, mais qui rend le plus grand nombre malléable et en position d'accepter les mesures les plus restrictives.

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Pourquoi ? Qui profite de la situation ?
le carractère létal imputable ou pas c'est un point ......................
mais ce que tu escamotes , c'est la contagiosité de la Covid et sa faculté à varier avec toujours plus de cas , c'est la dessus que les mesures (confinement ,vaccin) portent
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Re: Pourquoi les chiffres sur le Covid donnent une image faussée de l'épidémie

Message par Fonck1 »

putain qu'est ce qu'ils s'emmerdent les fonctionnaires matheus depuis qu'ils travaillent en distanciel....
"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
Henry de MONTHERLANT (1895-1972)

“Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.”
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Re: Pourquoi les chiffres sur le Covid donnent une image faussée de l'épidémie

Message par toutvenant »

Tout ça pour ça....En attendant, l’immunité collective arrive doucement, lentement mais sûrement...Et on fera en sorte de ne pas le savoir. :D
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Re: Pourquoi les chiffres sur le Covid donnent une image faussée de l'épidémie

Message par Fonck1 »

le pire, c'est qu'on a pas la fin de l'article, on aurait pu en savoir plus.
"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
Henry de MONTHERLANT (1895-1972)

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Re: Pourquoi les chiffres sur le Covid donnent une image faussée de l'épidémie

Message par Mesoke »

Oui, parce que là on n'a rien de très croustillant ni de très précis à se mettre sous la dent. Les chiffres on les tourne comme on ça nous arrange, mais ça on le sait depuis longtemps. D’ailleurs je recommande à tous la lecture du petit cours d'autodéfense intellectuelle de Normand Baillargeon, qui traite de statistique, de biais cognitifs, et de comment analyser les données de façon critique.

Sinon pour reprendre ce que disait Lotus plus haut : non, les tests PCR ne détectent pas les virus grippaux. Un test PCR ça détecte le génome qu'on choisit. Si on met du génome de SARS-COV-2, ça détecte du SARS-COV-2, pas de l'influenza. Le truc c'est juste que vu que la réplication de l'ARN n'est pas fiable à 100%, des fois on a des réplications d'ARN inopportunes. Qui n'ont aucun effet en temps normal, mais qui se voient si on fait 50 cycles de PCR ou plus. Or on ne fait pas 50 cycles de PCR dans les labos.
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Re: Pourquoi les chiffres sur le Covid donnent une image faussée de l'épidémie

Message par The Rat Pack »

.
Les chiffres sur le Covid? Quels chiffres? Depuis le 18, plus aucun chiffre communiqué pour des écarts constatés entre les chiffres reçus par Santé publique et ceux observés dans les territoires...
Y'a de plus en plus de cons chaque année. Mais cette année, j'ai l'impression que les cons de l'année prochaine sont déjà là.
Patrick Timsit
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Re: Pourquoi les chiffres sur le Covid donnent une image faussée de l'épidémie

Message par lepicard »

Fonck1 a écrit : 22 mars 2021 16:38 le pire, c'est qu'on a pas la fin de l'article, on aurait pu en savoir plus.
je vais vous dire un truc , imaginez que la Covid soit une super gastro virale , ce n'était plus une histoire de masques ,mais de couches ......
je suis certains que nos séditieux batardés Qanon ne feraient pas tant de simagrées ..................................tous prêts a sauter sur le remède sans se poser de questions
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Re: Pourquoi les chiffres sur le Covid donnent une image faussée de l'épidémie

Message par papibilou »

lotus95 a écrit : 21 mars 2021 15:29
A côté de ça, il y a plusieurs manières de présenter les choses : la technique du verre à 3/4 vide ou à 3/4 plein
Les effets sur le psychique des gens ne sont pas les mêmes selon qu'on dise qu'il y a 91 000 décès du covid, qui plus est avec un décompte macabre journalier, ou qu'on précise que ça représente 0.13% de la population, ou encore qu'on dise que 99.87% des gens n'ont pas été touchés par le virus ou en sont guéris.

La forme de communication choisie traduit l'objectif poursuivi, selon qu'on est dans la bienveillance rassurante, ou au contraire dans la volonté d'instiller la peur dans l'esprit des gens ; une peur qui peut tourner à l'irrationnel et pousser au pire, mais qui rend le plus grand nombre malléable et en position d'accepter les mesures les plus restrictives.

C'est le choix qui a été fait en France, mais on retrouve la même logique et les mêmes procédés dans de nombreux pays dans le monde.
Pourquoi ? Qui profite de la situation ?
Cette question est évidemment importante, car elle a tendance, chez des personnes peu accoutumées à manier les chiffres à induire une réaction totalement différente selon les cas.
Si je dis que 600 000 français meurent chaque année, le chiffre paraît incroyablement élevé et, cependant, ne traduit qu'un fait: la durée moyenne de vie tourne autour de 82 ans, ce qui n'est pas si mal.
On pourrait dire que 100 000 morts du covid c'est énorme. Mais c'est un épisode unique dans le sens où ça ne se reproduit pas tous les ans. Je sais que lotus m'objectera que quand j'écris 100 000, la problématique des tests etc.. ne permet pas de l'affirmer. On s'en fout. Contrairement à ce que certains veulent affirmer il y a bien une surmortalité liée au covid.
Mais le problème du ressenti est capital:
- si je dis que la mortalité a augmenté de 1,3%, les gens réagissent en disant : c'est tout ? Quel bazar pour 1,3% !
- si je donne chaque jour un chiffre de morts 300 par exemple, on se dit que c'est énorme. Quand les djihadistes ont commis un massacre en 2015 on avait l'impression qu'ils avaient tué beaucoup de monde, et pourtant ils avaient tué ce que le covid tue en 1 jour.
- un autre biais est celui de l'accroissement. Quand je prends un département dont le taux l'incidence est de 60 et qu'il augmente de 50%, il a augmenté de 30. Avec un département qui est à 300% et qui augmente de 20% seulement, il a augmenté de 60. Selon que l'on utilise le chiffre brut ou le pourcentage d'augmentation on fausse la perception.
Et là, les médias ont une énorme part de responsabilité, car ils ont la fâcheuse tendance à utiliser le procédé qui va le plus frapper celui qui les écoute.
Je ne vais pas comme certains chercher un complot derrière ce procédé mais une habitude regrettable, et non imputable au pouvoir, de faire du scoop, de frapper l'imagination.
Rajoutez à ce procédé le fait que beaucoup de français, hélas, ne savent pas bien ce que représente un million par rapport à un milliard, et vous aurez des réactions induites regrettables.
Méfiez vous des chiffres ! Sauf si vous êtes un leu matheux, car, alors, ils sont très utiles.
Regardez par exemple le nombre de vaccinés et dites vous que si ces vaccins sont vraiment efficaces, 200 000 personnes vaccinées par jour c'est 20 personnes de sauvées.
Comme dit Arte: vous mourrez moins bête,... mais vous mourrez quand même !
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Re: Pourquoi les chiffres sur le Covid donnent une image faussée de l'épidémie

Message par capochef99 »

Il va pourtant arriver le moment ou se fera la comparaison entre le chiffre exact du nombre des décès réellement dus au Covid 19, comparés à ceux d'une année antérieur !!!
Pourquoi, déjà je trouve l'INSEE en retard dans ses derniers chiffres, quand à en extraire ceux dus au Covid19 , cette semaine était importante !!!
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coincetabulle
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Re: Pourquoi les chiffres sur le Covid donnent une image faussée de l'épidémie

Message par coincetabulle »

les liens ont déjà été donnés pour le printemps derniers. au vu de la situation, l'insee a exceptionnellement réalisé une étude avant la fin de l'année visant la première vague.
la conclusion montrait clairement une surmortalité. légèrement inférieure aux chiffres annoncés dans les médias mais très conséquente malgré tout.
le chômage n'augmente pas, il y a un manque d'emploi.
Muriel Penicaud ministre du travail. France-Inter le 30/07/2018.
"y a pas que les bonbons qui font tomber les dents" célèbre citation de la BAC nantaise.
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Re: Pourquoi les chiffres sur le Covid donnent une image faussée de l'épidémie

Message par coincetabulle »

capochef99 a écrit : 23 mars 2021 16:16 Il va pourtant arriver le moment ou se fera la comparaison entre le chiffre exact du nombre des décès réellement dus au Covid 19, comparés à ceux d'une année antérieur !!!
Pourquoi, déjà je trouve l'INSEE en retard dans ses derniers chiffres, quand à en extraire ceux dus au Covid19 , cette semaine était importante !!!
l'insse ne fait pas des statistique semaine par semaine. elle se base sur de lus longue période et ne travail qu'avec des chiffres confirmés. pour ça il faut du temps
le chômage n'augmente pas, il y a un manque d'emploi.
Muriel Penicaud ministre du travail. France-Inter le 30/07/2018.
"y a pas que les bonbons qui font tomber les dents" célèbre citation de la BAC nantaise.
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Re: Pourquoi les chiffres sur le Covid donnent une image faussée de l'épidémie

Message par Mesoke »

coincetabulle a écrit : 23 mars 2021 17:04 les liens ont déjà été donnés pour le printemps derniers. au vu de la situation, l'insee a exceptionnellement réalisé une étude avant la fin de l'année visant la première vague.
la conclusion montrait clairement une surmortalité. légèrement inférieure aux chiffres annoncés dans les médias mais très conséquente malgré tout.
En me basant sur les chiffres de l'INSEE, j'avais aussi calculé la différence de mortalité mois par mois en 2020 par rapport aux mortalités des années précédentes. Et constaté que la mortalité pour chaque mois de 2020 était plus forte que celle des années précédentes, à seulement quelques rares exceptions près.
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Re: Pourquoi les chiffres sur le Covid donnent une image faussée de l'épidémie

Message par papibilou »

Mesoke a écrit : 23 mars 2021 17:15
coincetabulle a écrit : 23 mars 2021 17:04 les liens ont déjà été donnés pour le printemps derniers. au vu de la situation, l'insee a exceptionnellement réalisé une étude avant la fin de l'année visant la première vague.
la conclusion montrait clairement une surmortalité. légèrement inférieure aux chiffres annoncés dans les médias mais très conséquente malgré tout.
En me basant sur les chiffres de l'INSEE, j'avais aussi calculé la différence de mortalité mois par mois en 2020 par rapport aux mortalités des années précédentes. Et constaté que la mortalité pour chaque mois de 2020 était plus forte que celle des années précédentes, à seulement quelques rares exceptions près.
C'est une bonne méthode. Mais ne croyez pas en tirer des enseignements très intéressants. La l'évolution de la mortalité peut être liée:
- en plus à des décès attribués à tort au covid voire l'inverse,
- à une baisse de la mortalité grippale ou de la mortalité par accidents automobiles,
- à long terme à des cancers détectés trop tard en raison de la surcharge hospitalière,
- peut-être même à des causes sociales, des suicides, des gens qui se sont mis à picoler etc..
On n'aura donc qu'une image imparfaite mais suffisante pour se dire que le covid n'était sans doute pas une grippette.
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