Once a écrit : 26 février 2026 09:14
J'ai suivi l'interview en direct hier soir. Enfin, disons : les 3/4.
Rien de nouveau sous le soleil sauf l'impression qu'elle a acté qu'elle ne pourra pas se présenter.
Mais essayons de prendre à présent un peu de recul pour faire le point sur "les offres du marché " pour 2027:
- Bardella à la droite de la droite : une majorité de Français hésitera à voter pour un candidat si peu expérimenté, si jeune et si " vert".
- Mélenchon : en 2026, il fait figure de repoussoir absolu et j'en suis même à me demander parfois s'il ne bosse pas en sous main pour permettre l'arrivée du RN au pouvoir. On est bien loin de la magnifique campagne qu'il avait orchestrée avec talent et efficience en 2017 ... Là, c'était du grand Mélenchon : mais il n'était alors arrivé que ... 4 ieme au premier tour.
- La clique des candidats " centristes" PS, LR ou macronistes : de Glucksmann à Attal en passant par Darmanin ou Retailleau ou Philippe, franchement, je ne vois aucun candidat présentant une vraie figure présidentielle, quelqu'un " faisant le poids" et suffisamment déterminé pour se détacher des autres. Et quand on en est réduit à ajouter le notaire Cazenave à la liste, c'est qu'on est vraiment en mal de candidat vraiment présidentiable.
Bref, ça risque d'être encore une de ces tristes figures arrivant au pouvoir par défaut et non par véritable choix du corps électoral avec un taux d'abstention important. Et une situation calamiteuse s'en suivant pour le pays. Car, après son élection par défaut, aucun de ces candidats n'arrivera à obtenir ensuite une franche majorité à l'Assemblée.
En dehors des convictions des uns et des autres et des petites guerres de clocher habituelles, personnellement, c'est pour l'avenir du pays, de mon pays, de notre pays, que je me sens inquiet ce matin. Et même : très inquiet. Parce que je ne lui vois pas beaucoup d' horizons positifs et encourageants pour les années qui viennent. Et ça, ça tient parfois à de grandes figures qui peuvent changer les choses : nous n'en avons pas en stock aujourd'hui, je pense que c'est clair.
Ce qui nous attend, ce sont des divisions qui ne vont cesser d'affaiblir le pays, c'est aussi le risque de passer à une démocratie de plus en plus illibérale et autoritaire avec de la gestion politique au coup par coup, à la petite semaine et sans vision pour le pays, avec un déclassement de plus en plus affirmé du pays au niveau international.