L'a peur de quoi Loulou ?...d'être accusé de détournement de fonds publics ?...
Le tribunal administratif de Montpellier a rendu sa décision dans l’affaire des notes de frais du maire RN de Perpignan. Louis Aliot ayant toujours refusé de se soumettre à la demande de l’association Transparence citoyenne, c’est la justice qui a dû trancher. Elle ordonne donc à Louis Aliot de les communiquer, dans un délai de deux mois.
Cette fois, Louis Aliot n’a (presque) plus le choix. Le tribunal administratif de Montpellier a rendu sa décision le 16 juin 2026 dans laquelle il ordonne au maire RN de Perpignan de communiquer ses notes de frais (déplacements, restauration et représentation) pour la période 2020-2024. Le maire de Perpignan pourra encore faire appel de cette décision.
Le premier vice-président du Rassemblement national avait toujours refusé de transmettre ces documents demandés par l’association Transparence citoyenne.
Le 28 mars 2024, ce comité avait demandé au premier magistrat de Perpignan de communiquer ses notes de frais réalisées dans le cadre de son mandat de maire en présentant les justificatifs (factures, reçus) de ses déplacements, repas et frais de représentation.
L’association n’avait pas uniquement sollicité le maire de Perpignan. Sa requête, elle l’a faite auprès des premiers magistrats de toutes les communes de plus de 10 000 habitants. De très nombreux maires s’y sont soumis. Anne Hidalgo avait d’ailleurs été épinglée à Paris pour ses robes de luxe de cette façon, tout comme Robert Ménard pour ses déplacements entre sa ville de Béziers et Paris.
Mais Louis Aliot avait toujours joué les réfractaires. Refusant également les mêmes demandes de la part de l’un de ses opposants au conseil municipal de Perpignan, Bruno Nougayrède.
La Ville de Perpignan n’avait pas répondu à la demande de Transparence citoyenne, ce qui équivalait donc à un refus implicite. L’association a alors saisi la CADA – commission d’accès aux documents administratifs – qui a rendu un avis favorable à la communication des notes de frais. Sans toujours plus de réaction de la part du maire de Perpignan. D’où le recours devant le tribunal administratif de Montpellier.
La Ville de Perpignan a bien tenté de faire valoir plusieurs arguments pour faire rejeter la requête, pointant par exemple que l’association n’aurait pas qualité pour agir, ou arguant la protection de la vie privée. Mais tous ont été rejetés.
Louis Aliot a donc deux mois pour s’exécuter. Mais il ne devrait pas attendre ce délai. Contacté par L’Indépendant, il assure que "cela ne va pas tarder à être communiqué".
https://www.lindependant.fr/2026/06/26/ ... 439865.php


