Vous caricaturez, ce n'est pas bien. Je vous invite à lire le livre "les salauds de l'Europe", publié il y a quelques années, dans lequel il formule un regard très critique sur la construction européenne. En substance, la construction européenne est une belle idée, mais elle a été trahie, par les gouvernements nationaux, par la Commission européenne, et par les oppositions "populistes". Ce livre est vraiment très instructif. On est loin du message selon lequel "l'UE, c'est formidable".Kelenner a écrit : 30 juillet 2026 13:48 C’est bien son droit le plus strict. Mais la vraie question, c’est quelle est sa valeur ajoutée, son originalité ? Parce que la, on a affaire à un prototype de chien de garde de la pensée unique, l’UE c’est formidable, vive l’ultra libéralisme, adulons les riches, Israël a le droit d’exterminer tout ce qui bouge… c’est ce qu’on entend partout, tout le temps. Qu’a t il de différent de ses collègues qui tiennent tous exactement le même discours ?
Le journaliste Jean Quatremer quitte Libération et rejoint Marianne
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Re: Le journaliste Jean Quatremer quitte Libération et rejoint Marianne
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Re: Le journaliste Jean Quatremer quitte Libération et rejoint Marianne
Quatremer personnalise beaucoup les responsabilités (Barroso, Juncker, les états), alors que la dynamique profonde vient du système lui‑même, tel qu’il a été conçu entre 1957 et 1992.jeandu53 a écrit : 30 juillet 2026 14:45Vous caricaturez, ce n'est pas bien. Je vous invite à lire le livre "les salauds de l'Europe", publié il y a quelques années, dans lequel il formule un regard très critique sur la construction européenne. En substance, la construction européenne est une belle idée, mais elle a été trahie, par les gouvernements nationaux, par la Commission européenne, et par les oppositions "populistes". Ce livre est vraiment très instructif. On est loin du message selon lequel "l'UE, c'est formidable".Kelenner a écrit : 30 juillet 2026 13:48 C’est bien son droit le plus strict. Mais la vraie question, c’est quelle est sa valeur ajoutée, son originalité ? Parce que la, on a affaire à un prototype de chien de garde de la pensée unique, l’UE c’est formidable, vive l’ultra libéralisme, adulons les riches, Israël a le droit d’exterminer tout ce qui bouge… c’est ce qu’on entend partout, tout le temps. Qu’a t il de différent de ses collègues qui tiennent tous exactement le même discours ?
Le problème n’est pas que les dirigeants seraient "mauvais", mais que le cadre institutionnel européen produit mécaniquement ce type de comportements.
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Re: Le journaliste Jean Quatremer quitte Libération et rejoint Marianne
De mémoire (je ne suis plus très sûr, car la lecture de ce livre remonte à il y a quelques années), Quatremer est conscient de tout ça et propose des réformes institutionnelles. Il y a chez lui une logique fédéraliste.Cépajuste a écrit : 30 juillet 2026 15:15Quatremer personnalise beaucoup les responsabilités (Barroso, Juncker, les états), alors que la dynamique profonde vient du système lui‑même, tel qu’il a été conçu entre 1957 et 1992.jeandu53 a écrit : 30 juillet 2026 14:45
Vous caricaturez, ce n'est pas bien. Je vous invite à lire le livre "les salauds de l'Europe", publié il y a quelques années, dans lequel il formule un regard très critique sur la construction européenne. En substance, la construction européenne est une belle idée, mais elle a été trahie, par les gouvernements nationaux, par la Commission européenne, et par les oppositions "populistes". Ce livre est vraiment très instructif. On est loin du message selon lequel "l'UE, c'est formidable".
Le problème n’est pas que les dirigeants seraient "mauvais", mais que le cadre institutionnel européen produit mécaniquement ce type de comportements.
Alors on peut discuter de tout ça... Je veux juste souligner que le reproche formulé par Kelenner à Quatremer est pour le moins exagéré.
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Re: Le journaliste Jean Quatremer quitte Libération et rejoint Marianne
Oui, Quatremer n’est pas naïf. Il voit parfaitement que les blocages européens sont structurels, et son livre n’est pas seulement un réquisitoire contre les dirigeants : c’est aussi un plaidoyer fédéraliste. Mais il pense que le système est mauvais parce que les états l’ont voulu ainsi. Moi, je pense que le système est mauvais par nature, indépendamment des intentions. Oui, il a une logique fédéraliste. Mais son fédéralisme est normatif (ce qu’il faudrait faire), pas diagnostique (ce qui est possible dans le système réel). Quatremer pense que les états pourraient accepter de perdre du pouvoir, les citoyens pourraient accepter une souveraineté européenne, les élites nationales pourraient renoncer à instrumentaliser Bruxelles, l’unanimité pourrait être supprimée par… unanimité. C’est là que son raisonnement est fragile.jeandu53 a écrit : 30 juillet 2026 16:00 De mémoire (je ne suis plus très sûr, car la lecture de ce livre remonte à il y a quelques années), Quatremer est conscient de tout ça et propose des réformes institutionnelles. Il y a chez lui une logique fédéraliste.
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Re: Le journaliste Jean Quatremer quitte Libération et rejoint Marianne
Le journal libération d'aujourd'hui ne représente plus les idées qui ont motivé a créationCorvo a écrit : 30 juillet 2026 07:34 Bon vent.
Chers amis de Libération,
Je le confesse, je suis un libertaire et comme tout libertaire, un provocateur. Ni dieu ni maître. C’est même pour cela que j’ai choisi Libé en 1984. Un journal libre, foutraque, dissident, anticonformiste, celui que Serge July avait recréé en mai 1981, Libé II. « Au commencement de Libération, il y avait le chaos », comme il l’a très justement écrit, un chaos des origines qui a longtemps marqué ce journal.
Des gens improbables et passionnés y cohabitaient, des gens qui passaient leur temps à s’engueuler en public, ce qui aurait été impossible dans les autres titres compassés et institutionnels, et ensuite se réconciliaient autour d’un verre ou d’un repas. On n’avait peur de rien et surtout pas de ceux qui ne pensaient pas comme nous, avec qui, au contraire, on cherchait la confrontation.
Jamais nous n’aurions censuré qui que ce soit ou quoi que ce soit (à quelques exceptions près, il faut bien le reconnaitre). Il était interdit d’interdire, un héritage de mai 1968 dont on pouvait être fier, même s’il y a parfois eu des dérapages que Libé a eu le courage de reconnaitre contrairement à bien d’autres jounaux. Et tout à fait accepté de casser la vaisselle et de mettre les pieds sur la table.
Mais les meilleures choses ont une fin. Je tire ma révérence.
Je remercie les directions de la rédaction successives qui m’ont longtemps permis d’exercer en toute indépendance mon métier au sein du journal, mais aussi sur d’autres plateformes, la majorité de mes collègues avec qui j’ai toujours eu des relations cordiales au fil du temps et les différents actionnaires qui nous ont plus que généreusement financés sans jamais intervenir dans la rédaction, je peux en témoigner.
Si je pars, ce n’est pas à cause de l’Europe, le sujet auquel j’ai consacré avec passion une très large part de mon activité professionnelle. J’appartiens à cette gauche sociale-démocrate qui combat l’obscurantisme religieux quel qu’il soit, le racisme, l’antisémitisme, les discriminations, la haine des musulmans, le sexisme, l’homophobie, l’injustice sociale, les régimes autoritaires, etc. Celle qui juge sacrées les libertés individuelles et collectives, la liberté d’expression en particulier, celle qui ne transige pas avec l’État de droit et la République.
Je ne peux hélas que constater qu’elle est désormais minoritaire, voire en voie de disparition. De crainte d’être accusée « d’islamophobie » ou de néocolonialisme ou, plus cyniquement, pour chercher à s’attacher un vote communautaire, une partie de la gauche politique et médiatique tolère en son sein les discours homophobe, misogyne, transphobe, anti-laïcité, anti-liberté d’expression et le cléricalisme avec qui elle s’allie.
Elle a, depuis le pogrom du 7/10, transformé l’hostilité au gouvernement Netanyahu que je partage totalement et le soutien légitime à la cause palestinienne en un antisionisme virulent, le masque d’un antisémitisme débridé comme l’avait très bien compris Vladimir Jankélévich, qui est la négation des valeurs non seulement de la gauche, mais de la République.
On manifeste devant des synagogues, on agresse des Juifs, on hurle "Heil Hitler" dans des manifestations, on interdit de parole des intellectuels, des artistes, des scientifiques, des journalistes parce qu’ils sont juifs et donc sionistes et donc « génocidaires ». On traite de fasciste quiconque, juif ou non, n’est pas dans cette ligne, en vertu d’un antifascisme d’un nouveau genre qui ressemble comme un frère jumeau par sa violence - parfois mortelle- à ce qu’il prétend combattre.
Comme au plus beau temps de l’URSS et du Komintern, la police de la pensée fait régner une terreur idéologique à coups d’anathèmes, de dénonciations calomnieuses et de culture de l’annulation. On nazifie les Juifs, on accuse Israël et les juifs de la planète, d’être génocidaire comme hier on les accusait de déicide, on nie le droit à l’existence d’Israël ce qui n’est le cas d’aucun autre pays, on considère qu’au fond l’antisémitisme est une opinion comme une autre et non plus une valeur sur laquelle on ne transige pas…
Oui, tout cela est permis. Mais dénoncer l’antisémitisme et l’antisionisme, défendre le droit d’Israël à exister, remettre en cause l’affirmation que ce pays commet un génocide ou organise une famine, pointer l’utilisation comme bouclier humain des populations civiles par les terroristes du Hamas, s’interroger sur l’instrumentalisation de l’UNWRA ou de l’ONU par les islamistes, ah, ça non !
Pourtant, je vous le dis, moi qui ne suis pas juif : l’antisémitisme sous toutes ses formes, même sournoises, est le marqueur incontestable de la haine de la République, des libertés, de l’Etat de droit, de l’égalité, de l’humanisme. Il prédit le totalitarisme.
Cette nouvelle gauche qui se vautre dans l’antisémitisme défend la liberté d’exprimer… la même opinion qu’elle. Elle trie entre les bonnes et les mauvaises victimes au lieu de défendre l’humanité toute entière. Elle injurie et diffame ceux qui ne sont pas au garde-à -vous de sa propagande, de ses mensonges et de sa haine.
Ainsi, contrairement à ce qu’ont affirmé depuis le 7/10 les tenants de cette gauche qui n’a plus de gauche que le nom, je n’ai jamais confondu les musulmans avec l’islamisme, ni les Palestiniens avec le Hamas et ses thuriféraires. Qui m’accuse de racisme, d’islamophobie, une accusation qui ne tue que ceux qui en sont accusés, et de fascisme est un con ou un salaud ou les deux.
Je l’admets, je ne me reconnais pas dans cette gauche-là qui est la négation même des principes qui ont fondé Libé. Certes ils sont très loin d’être majoritaires dans le journal et a fortiori dans sa direction, mais selon des méthodes de harcèlement éprouvées à l’extrême-gauche, ils parviennent à me rendre l’air irrespirable.
Je tire donc ma révérence. Je reprends ma liberté, car elle est mon bien le plus précieux. Je n’ai pas l’intention d’en abandonner la moindre parcelle, ni de me plier à quelque discipline que ce soit, ni de consacrer mon temps à me justifier devant des groupuscules dans des procès de Moscou-sur-Seine. J’ai passé l’âge de céder aux intimidations des « offensés » à géométrie variable.
J’aurais pu dire comme Pialat : « Vous ne m’aimez pas ? Je ne vous aime pas non plus. » Mais ce serait faux. J’ai aimé et j’aime beaucoup d’entre vous. Mais plus qu’à vous, je tiens à ma liberté. Les vrais insoumis ne sont pas ceux qu’on croit.
Je quitte certes Libération, mais pas ses lecteurs, ceux qui m’ont lu, entendu et aimé tout au long de ces années, ceux pour qui la diversité d’opinions au sein de la gauche est un trésor précieux. Comme le disait Jean-Paul Sartre en 1973 à propos de Libération dont il était le cofondateur avec Serge July, c’est « un journal qui n’est pas celui d’un parti et où les journalistes, tous de gauche, n’ont pas nécessairement la même opinion ».
À tous ces lecteurs, je donne rendez-vous sur d’autres plateformes où je continuerai à faire entendre ma voix et à défendre les valeurs et le journalisme auxquels je crois.
J’espère que la majorité d’entre vous continuera, comme j’ai tenté de le faire ces dernières années, à défendre Libération contre ceux qui voudraient le prendre en otage au nom d’une idéologie contraire à ses valeurs. A ceux qui se battront pour « libérer Libération », pour reprendre, encore, une expression de Serge July datant de 1981, je souhaite bonne route, comme je souhaite bonne route à Sonia Delesalle-Stolper, sa nouvelle directrice de la rédaction.
N’oubliez pas qu’on reconnaît la liberté au bruit qu’elle fait en s’en allant.
Jean Quatremer
En février 1973, Jean-Paul Sartre, Serge July, Philippe Gavi, Bernard Lallement et Jean-Claude Vernier fondent le journal Libération. Un manifeste, rendu public le 3 février 1973, en constitue la charte politique, dont la doctrine devait être « Peuple, prends la parole et garde-la ». Le quotidien se veut sans publicité ni actionnaire financier.
Aujourd'hui ce n'est plus le cas "salaire égal pour tous depuis la direction jusqu'au plus petit employé"
De plus il appartient à un groupe financier
En 1981 il a été racheté et Son développement est alors assuré par la société d'investissement Communication et Participation, créée par le banquier Claude Alphandéry
Aujourd'hui c'et un média qui œuvre en cheval de Troie pour la haute finance aux antipodes de son but primaire
Vous êtes macroniste et vous l'avez suffisamment démontré depuis 2017 et aujourd'hui libération vous correspond
Libération en cheval de Troie incite à voter pour le système financier que représente le macronisme
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Re: Le journaliste Jean Quatremer quitte Libération et rejoint Marianne
Ça apporte quoi l'outrance ? Un défoulement ?Kelenner a écrit : 30 juillet 2026 13:48 C’est bien son droit le plus strict. Mais la vraie question, c’est quelle est sa valeur ajoutée, son originalité ? Parce que la, on a affaire à un prototype de chien de garde de la pensée unique, l’UE c’est formidable, vive l’ultra libéralisme, adulons les riches, Israël a le droit d’exterminer tout ce qui bouge… c’est ce qu’on entend partout, tout le temps. Qu’a t il de différent de ses collègues qui tiennent tous exactement le même discours ?
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Re: Le journaliste Jean Quatremer quitte Libération et rejoint Marianne
Corvo a écrit : 30 juillet 2026 07:34 Bon vent.
Chers amis de Libération,
Je le confesse, je suis un libertaire et comme tout libertaire, un provocateur. Ni dieu ni maître. C’est même pour cela que j’ai choisi Libé en 1984. Un journal libre, foutraque, dissident, anticonformiste, celui que Serge July avait recréé en mai 1981, Libé II. « Au commencement de Libération, il y avait le chaos », comme il l’a très justement écrit, un chaos des origines qui a longtemps marqué ce journal.
Des gens improbables et passionnés y cohabitaient, des gens qui passaient leur temps à s’engueuler en public, ce qui aurait été impossible dans les autres titres compassés et institutionnels, et ensuite se réconciliaient autour d’un verre ou d’un repas. On n’avait peur de rien et surtout pas de ceux qui ne pensaient pas comme nous, avec qui, au contraire, on cherchait la confrontation.
Jamais nous n’aurions censuré qui que ce soit ou quoi que ce soit (à quelques exceptions près, il faut bien le reconnaitre). Il était interdit d’interdire, un héritage de mai 1968 dont on pouvait être fier, même s’il y a parfois eu des dérapages que Libé a eu le courage de reconnaitre contrairement à bien d’autres jounaux. Et tout à fait accepté de casser la vaisselle et de mettre les pieds sur la table.
Mais les meilleures choses ont une fin. Je tire ma révérence.
Je remercie les directions de la rédaction successives qui m’ont longtemps permis d’exercer en toute indépendance mon métier au sein du journal, mais aussi sur d’autres plateformes, la majorité de mes collègues avec qui j’ai toujours eu des relations cordiales au fil du temps et les différents actionnaires qui nous ont plus que généreusement financés sans jamais intervenir dans la rédaction, je peux en témoigner.
Si je pars, ce n’est pas à cause de l’Europe, le sujet auquel j’ai consacré avec passion une très large part de mon activité professionnelle. J’appartiens à cette gauche sociale-démocrate qui combat l’obscurantisme religieux quel qu’il soit, le racisme, l’antisémitisme, les discriminations, la haine des musulmans, le sexisme, l’homophobie, l’injustice sociale, les régimes autoritaires, etc. Celle qui juge sacrées les libertés individuelles et collectives, la liberté d’expression en particulier, celle qui ne transige pas avec l’État de droit et la République.
Je ne peux hélas que constater qu’elle est désormais minoritaire, voire en voie de disparition. De crainte d’être accusée « d’islamophobie » ou de néocolonialisme ou, plus cyniquement, pour chercher à s’attacher un vote communautaire, une partie de la gauche politique et médiatique tolère en son sein les discours homophobe, misogyne, transphobe, anti-laïcité, anti-liberté d’expression et le cléricalisme avec qui elle s’allie.
Elle a, depuis le pogrom du 7/10, transformé l’hostilité au gouvernement Netanyahu que je partage totalement et le soutien légitime à la cause palestinienne en un antisionisme virulent, le masque d’un antisémitisme débridé comme l’avait très bien compris Vladimir Jankélévich, qui est la négation des valeurs non seulement de la gauche, mais de la République.
On manifeste devant des synagogues, on agresse des Juifs, on hurle "Heil Hitler" dans des manifestations, on interdit de parole des intellectuels, des artistes, des scientifiques, des journalistes parce qu’ils sont juifs et donc sionistes et donc « génocidaires ». On traite de fasciste quiconque, juif ou non, n’est pas dans cette ligne, en vertu d’un antifascisme d’un nouveau genre qui ressemble comme un frère jumeau par sa violence - parfois mortelle- à ce qu’il prétend combattre.
Comme au plus beau temps de l’URSS et du Komintern, la police de la pensée fait régner une terreur idéologique à coups d’anathèmes, de dénonciations calomnieuses et de culture de l’annulation. On nazifie les Juifs, on accuse Israël et les juifs de la planète, d’être génocidaire comme hier on les accusait de déicide, on nie le droit à l’existence d’Israël ce qui n’est le cas d’aucun autre pays, on considère qu’au fond l’antisémitisme est une opinion comme une autre et non plus une valeur sur laquelle on ne transige pas…
Oui, tout cela est permis. Mais dénoncer l’antisémitisme et l’antisionisme, défendre le droit d’Israël à exister, remettre en cause l’affirmation que ce pays commet un génocide ou organise une famine, pointer l’utilisation comme bouclier humain des populations civiles par les terroristes du Hamas, s’interroger sur l’instrumentalisation de l’UNWRA ou de l’ONU par les islamistes, ah, ça non !
Pourtant, je vous le dis, moi qui ne suis pas juif : l’antisémitisme sous toutes ses formes, même sournoises, est le marqueur incontestable de la haine de la République, des libertés, de l’Etat de droit, de l’égalité, de l’humanisme. Il prédit le totalitarisme.
Cette nouvelle gauche qui se vautre dans l’antisémitisme défend la liberté d’exprimer… la même opinion qu’elle. Elle trie entre les bonnes et les mauvaises victimes au lieu de défendre l’humanité toute entière. Elle injurie et diffame ceux qui ne sont pas au garde-à -vous de sa propagande, de ses mensonges et de sa haine.
Ainsi, contrairement à ce qu’ont affirmé depuis le 7/10 les tenants de cette gauche qui n’a plus de gauche que le nom, je n’ai jamais confondu les musulmans avec l’islamisme, ni les Palestiniens avec le Hamas et ses thuriféraires. Qui m’accuse de racisme, d’islamophobie, une accusation qui ne tue que ceux qui en sont accusés, et de fascisme est un con ou un salaud ou les deux.
Je l’admets, je ne me reconnais pas dans cette gauche-là qui est la négation même des principes qui ont fondé Libé. Certes ils sont très loin d’être majoritaires dans le journal et a fortiori dans sa direction, mais selon des méthodes de harcèlement éprouvées à l’extrême-gauche, ils parviennent à me rendre l’air irrespirable.
Je tire donc ma révérence. Je reprends ma liberté, car elle est mon bien le plus précieux. Je n’ai pas l’intention d’en abandonner la moindre parcelle, ni de me plier à quelque discipline que ce soit, ni de consacrer mon temps à me justifier devant des groupuscules dans des procès de Moscou-sur-Seine. J’ai passé l’âge de céder aux intimidations des « offensés » à géométrie variable.
J’aurais pu dire comme Pialat : « Vous ne m’aimez pas ? Je ne vous aime pas non plus. » Mais ce serait faux. J’ai aimé et j’aime beaucoup d’entre vous. Mais plus qu’à vous, je tiens à ma liberté. Les vrais insoumis ne sont pas ceux qu’on croit.
Je quitte certes Libération, mais pas ses lecteurs, ceux qui m’ont lu, entendu et aimé tout au long de ces années, ceux pour qui la diversité d’opinions au sein de la gauche est un trésor précieux. Comme le disait Jean-Paul Sartre en 1973 à propos de Libération dont il était le cofondateur avec Serge July, c’est « un journal qui n’est pas celui d’un parti et où les journalistes, tous de gauche, n’ont pas nécessairement la même opinion ».
À tous ces lecteurs, je donne rendez-vous sur d’autres plateformes où je continuerai à faire entendre ma voix et à défendre les valeurs et le journalisme auxquels je crois.
J’espère que la majorité d’entre vous continuera, comme j’ai tenté de le faire ces dernières années, à défendre Libération contre ceux qui voudraient le prendre en otage au nom d’une idéologie contraire à ses valeurs. A ceux qui se battront pour « libérer Libération », pour reprendre, encore, une expression de Serge July datant de 1981, je souhaite bonne route, comme je souhaite bonne route à Sonia Delesalle-Stolper, sa nouvelle directrice de la rédaction.
N’oubliez pas qu’on reconnaît la liberté au bruit qu’elle fait en s’en allant.
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Quel talent ce Quatremer et aussi quel courage.
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Re: Le journaliste Jean Quatremer quitte Libération et rejoint Marianne
"et aussi quel courage."latresne a écrit : 31 juillet 2026 00:18Corvo a écrit : 30 juillet 2026 07:34 Bon vent.
Chers amis de Libération,
Je le confesse, je suis un libertaire et comme tout libertaire, un provocateur. Ni dieu ni maître. C’est même pour cela que j’ai choisi Libé en 1984. Un journal libre, foutraque, dissident, anticonformiste, celui que Serge July avait recréé en mai 1981, Libé II. « Au commencement de Libération, il y avait le chaos », comme il l’a très justement écrit, un chaos des origines qui a longtemps marqué ce journal.
Des gens improbables et passionnés y cohabitaient, des gens qui passaient leur temps à s’engueuler en public, ce qui aurait été impossible dans les autres titres compassés et institutionnels, et ensuite se réconciliaient autour d’un verre ou d’un repas. On n’avait peur de rien et surtout pas de ceux qui ne pensaient pas comme nous, avec qui, au contraire, on cherchait la confrontation.
Jamais nous n’aurions censuré qui que ce soit ou quoi que ce soit (à quelques exceptions près, il faut bien le reconnaitre). Il était interdit d’interdire, un héritage de mai 1968 dont on pouvait être fier, même s’il y a parfois eu des dérapages que Libé a eu le courage de reconnaitre contrairement à bien d’autres jounaux. Et tout à fait accepté de casser la vaisselle et de mettre les pieds sur la table.
Mais les meilleures choses ont une fin. Je tire ma révérence.
Je remercie les directions de la rédaction successives qui m’ont longtemps permis d’exercer en toute indépendance mon métier au sein du journal, mais aussi sur d’autres plateformes, la majorité de mes collègues avec qui j’ai toujours eu des relations cordiales au fil du temps et les différents actionnaires qui nous ont plus que généreusement financés sans jamais intervenir dans la rédaction, je peux en témoigner.
Si je pars, ce n’est pas à cause de l’Europe, le sujet auquel j’ai consacré avec passion une très large part de mon activité professionnelle. J’appartiens à cette gauche sociale-démocrate qui combat l’obscurantisme religieux quel qu’il soit, le racisme, l’antisémitisme, les discriminations, la haine des musulmans, le sexisme, l’homophobie, l’injustice sociale, les régimes autoritaires, etc. Celle qui juge sacrées les libertés individuelles et collectives, la liberté d’expression en particulier, celle qui ne transige pas avec l’État de droit et la République.
Je ne peux hélas que constater qu’elle est désormais minoritaire, voire en voie de disparition. De crainte d’être accusée « d’islamophobie » ou de néocolonialisme ou, plus cyniquement, pour chercher à s’attacher un vote communautaire, une partie de la gauche politique et médiatique tolère en son sein les discours homophobe, misogyne, transphobe, anti-laïcité, anti-liberté d’expression et le cléricalisme avec qui elle s’allie.
Elle a, depuis le pogrom du 7/10, transformé l’hostilité au gouvernement Netanyahu que je partage totalement et le soutien légitime à la cause palestinienne en un antisionisme virulent, le masque d’un antisémitisme débridé comme l’avait très bien compris Vladimir Jankélévich, qui est la négation des valeurs non seulement de la gauche, mais de la République.
On manifeste devant des synagogues, on agresse des Juifs, on hurle "Heil Hitler" dans des manifestations, on interdit de parole des intellectuels, des artistes, des scientifiques, des journalistes parce qu’ils sont juifs et donc sionistes et donc « génocidaires ». On traite de fasciste quiconque, juif ou non, n’est pas dans cette ligne, en vertu d’un antifascisme d’un nouveau genre qui ressemble comme un frère jumeau par sa violence - parfois mortelle- à ce qu’il prétend combattre.
Comme au plus beau temps de l’URSS et du Komintern, la police de la pensée fait régner une terreur idéologique à coups d’anathèmes, de dénonciations calomnieuses et de culture de l’annulation. On nazifie les Juifs, on accuse Israël et les juifs de la planète, d’être génocidaire comme hier on les accusait de déicide, on nie le droit à l’existence d’Israël ce qui n’est le cas d’aucun autre pays, on considère qu’au fond l’antisémitisme est une opinion comme une autre et non plus une valeur sur laquelle on ne transige pas…
Oui, tout cela est permis. Mais dénoncer l’antisémitisme et l’antisionisme, défendre le droit d’Israël à exister, remettre en cause l’affirmation que ce pays commet un génocide ou organise une famine, pointer l’utilisation comme bouclier humain des populations civiles par les terroristes du Hamas, s’interroger sur l’instrumentalisation de l’UNWRA ou de l’ONU par les islamistes, ah, ça non !
Pourtant, je vous le dis, moi qui ne suis pas juif : l’antisémitisme sous toutes ses formes, même sournoises, est le marqueur incontestable de la haine de la République, des libertés, de l’Etat de droit, de l’égalité, de l’humanisme. Il prédit le totalitarisme.
Cette nouvelle gauche qui se vautre dans l’antisémitisme défend la liberté d’exprimer… la même opinion qu’elle. Elle trie entre les bonnes et les mauvaises victimes au lieu de défendre l’humanité toute entière. Elle injurie et diffame ceux qui ne sont pas au garde-à -vous de sa propagande, de ses mensonges et de sa haine.
Ainsi, contrairement à ce qu’ont affirmé depuis le 7/10 les tenants de cette gauche qui n’a plus de gauche que le nom, je n’ai jamais confondu les musulmans avec l’islamisme, ni les Palestiniens avec le Hamas et ses thuriféraires. Qui m’accuse de racisme, d’islamophobie, une accusation qui ne tue que ceux qui en sont accusés, et de fascisme est un con ou un salaud ou les deux.
Je l’admets, je ne me reconnais pas dans cette gauche-là qui est la négation même des principes qui ont fondé Libé. Certes ils sont très loin d’être majoritaires dans le journal et a fortiori dans sa direction, mais selon des méthodes de harcèlement éprouvées à l’extrême-gauche, ils parviennent à me rendre l’air irrespirable.
Je tire donc ma révérence. Je reprends ma liberté, car elle est mon bien le plus précieux. Je n’ai pas l’intention d’en abandonner la moindre parcelle, ni de me plier à quelque discipline que ce soit, ni de consacrer mon temps à me justifier devant des groupuscules dans des procès de Moscou-sur-Seine. J’ai passé l’âge de céder aux intimidations des « offensés » à géométrie variable.
J’aurais pu dire comme Pialat : « Vous ne m’aimez pas ? Je ne vous aime pas non plus. » Mais ce serait faux. J’ai aimé et j’aime beaucoup d’entre vous. Mais plus qu’à vous, je tiens à ma liberté. Les vrais insoumis ne sont pas ceux qu’on croit.
Je quitte certes Libération, mais pas ses lecteurs, ceux qui m’ont lu, entendu et aimé tout au long de ces années, ceux pour qui la diversité d’opinions au sein de la gauche est un trésor précieux. Comme le disait Jean-Paul Sartre en 1973 à propos de Libération dont il était le cofondateur avec Serge July, c’est « un journal qui n’est pas celui d’un parti et où les journalistes, tous de gauche, n’ont pas nécessairement la même opinion ».
À tous ces lecteurs, je donne rendez-vous sur d’autres plateformes où je continuerai à faire entendre ma voix et à défendre les valeurs et le journalisme auxquels je crois.
J’espère que la majorité d’entre vous continuera, comme j’ai tenté de le faire ces dernières années, à défendre Libération contre ceux qui voudraient le prendre en otage au nom d’une idéologie contraire à ses valeurs. A ceux qui se battront pour « libérer Libération », pour reprendre, encore, une expression de Serge July datant de 1981, je souhaite bonne route, comme je souhaite bonne route à Sonia Delesalle-Stolper, sa nouvelle directrice de la rédaction.
N’oubliez pas qu’on reconnaît la liberté au bruit qu’elle fait en s’en allant.
Jean Quatremer
Quel talent ce Quatremer et aussi quel courage.
Il ne faudrait quand même pas exagérer.
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Re: Le journaliste Jean Quatremer quitte Libération et rejoint Marianne
C'est vrai et profond ce que vous dites. Et c'est même très important. En fait, il n'existe plus de vrai journalisme aujourd'hui au sens noble du terme : le journalisme d'investigation. Il n'existe que des journalistes d'opinion qui passent leur temps à commenter les annonces d'AFP sur les plateaux des grands médias en fonction de leurs convictions politiques propres. Mais rares sont devenus les journalistes de terrain qui essaient d'enquêter sur le terrain en laissant de côté un moment leurs formatages idéologiques et en prenant le risque de devoir même penser contre eux mêmes.scorpion3917 a écrit : 30 juillet 2026 14:44Ce discours, le tiennent ils par idéologie ou pour être en conformité avec la ligne éditoriale de leur patron ?Kelenner a écrit : 30 juillet 2026 13:48 C’est bien son droit le plus strict. Mais la vraie question, c’est quelle est sa valeur ajoutée, son originalité ? Parce que la, on a affaire à un prototype de chien de garde de la pensée unique, l’UE c’est formidable, vive l’ultra libéralisme, adulons les riches, Israël a le droit d’exterminer tout ce qui bouge… c’est ce qu’on entend partout, tout le temps. Qu’a t il de différent de ses collègues qui tiennent tous exactement le même discours ?
Je ne considère plus ces journalistes au sens noble du terme. Ce sont des unfluenceurs, des militants politiques, tout sauf de véritables journalistes censés apporter une info.
Quatremer n'est en fait qu'un exemple parmi tant d'autres, qu'ils soient de droite ou de gauche.
Tiens ! celui-ci, par exemple

Si j'étais rédacteur en chef du Figaro, je crois bien que je lui dirais : "Yves, tu boucles ta valise. On te met en route pour un mois à Gaza. Bon courage. Fais du bon boulot."
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Re: Le journaliste Jean Quatremer quitte Libération et rejoint Marianne
Cette affaire n'est un qu'un énième exemple de la pensée gauchiste. Totalement intolérante.
Pas de place à la moindre différence. Tout le monde doit être aligné. Le doigt sur la couture du pantalon.
Depuis la révolution française où la moindre critique ou début de critique nous envoyait à la guillotine, en passant par la commune de Paris, puis par le PCF staliniste, puis, puis à notre époque chez LFI où la moindre remarque vaut exclusion automatique.
Libé c'est comme LFI. Vous avez une opinion qui n'est plus complètement alignée sur le grand chef c'est direction la porte après avoir subi toutes les pressions et les humiliations.
C'est ça la gauche.
Pas de place à la moindre différence. Tout le monde doit être aligné. Le doigt sur la couture du pantalon.
Depuis la révolution française où la moindre critique ou début de critique nous envoyait à la guillotine, en passant par la commune de Paris, puis par le PCF staliniste, puis, puis à notre époque chez LFI où la moindre remarque vaut exclusion automatique.
Libé c'est comme LFI. Vous avez une opinion qui n'est plus complètement alignée sur le grand chef c'est direction la porte après avoir subi toutes les pressions et les humiliations.
C'est ça la gauche.
Que dit un sociologue quand son épouse lui demande de changer une ampoule ?
"Ce n'est pas l'ampoule qu'il faut changer, mais tout le système néolibéral ! un sociologue comme moi n'a pas à changer une ampoule !"
"Ce n'est pas l'ampoule qu'il faut changer, mais tout le système néolibéral ! un sociologue comme moi n'a pas à changer une ampoule !"
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Re: Le journaliste Jean Quatremer quitte Libération et rejoint Marianne
La mise en scène des journalistes.Once a écrit : 31 juillet 2026 07:03C'est vrai et profond ce que vous dites. Et c'est même très important. En fait, il n'existe plus de vrai journalisme aujourd'hui au sens noble du terme : le journalisme d'investigation. Il n'existe que des journalistes d'opinion qui passent leur temps à commenter les annonces d'AFP sur les plateaux des grands médias en fonction de leurs convictions politiques propres. Mais rares sont devenus les journalistes de terrain qui essaient d'enquêter sur le terrain en laissant de côté un moment leurs formatages idéologiques et en prenant le risque de devoir même penser contre eux mêmes.scorpion3917 a écrit : 30 juillet 2026 14:44
Ce discours, le tiennent ils par idéologie ou pour être en conformité avec la ligne éditoriale de leur patron ?
Je ne considère plus ces journalistes au sens noble du terme. Ce sont des unfluenceurs, des militants politiques, tout sauf de véritables journalistes censés apporter une info.
Quatremer n'est en fait qu'un exemple parmi tant d'autres, qu'ils soient de droite ou de gauche.
Tiens ! celui-ci, par exemple
Si j'étais rédacteur en chef du Figaro, je crois bien que je lui dirais : "Yves, tu boucles ta valise. On te met en route pour un mois à Gaza. Bon courage. Fais du bon boulot."
Naguère, lorsqu'un journaliste invitait quelqu'un sur un plateau, il ne coupait pas la parole à son invité. Il restait en retrait, il respectait ce code de déontologie journalistique....
Aujourd'hui c' est devenu insupportable , indigeste.
La seule chose qui permet au mal de triompher est l inaction des hommes de bien.
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Re: Le journaliste Jean Quatremer quitte Libération et rejoint Marianne
C'est partout pareil sur toutes les chaînes.scorpion3917 a écrit : 31 juillet 2026 11:40La mise en scène des journalistes.Once a écrit : 31 juillet 2026 07:03
C'est vrai et profond ce que vous dites. Et c'est même très important. En fait, il n'existe plus de vrai journalisme aujourd'hui au sens noble du terme : le journalisme d'investigation. Il n'existe que des journalistes d'opinion qui passent leur temps à commenter les annonces d'AFP sur les plateaux des grands médias en fonction de leurs convictions politiques propres. Mais rares sont devenus les journalistes de terrain qui essaient d'enquêter sur le terrain en laissant de côté un moment leurs formatages idéologiques et en prenant le risque de devoir même penser contre eux mêmes.
Quatremer n'est en fait qu'un exemple parmi tant d'autres, qu'ils soient de droite ou de gauche.
Tiens ! celui-ci, par exemple
Si j'étais rédacteur en chef du Figaro, je crois bien que je lui dirais : "Yves, tu boucles ta valise. On te met en route pour un mois à Gaza. Bon courage. Fais du bon boulot."
Naguère, lorsqu'un journaliste invitait quelqu'un sur un plateau, il ne coupait pas la parole à son invité. Il restait en retrait, il respectait ce code de déontologie journalistique....
Aujourd'hui c' est devenu insupportable , indigeste.
Il y a quand même des propositions un peu plus sérieuses : je pense à "C Dans l'Air" que je regarde assez souvent mais aussi "C Ce soir" (qui est en vacances d'été en ce moment.")
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Re: Le journaliste Jean Quatremer quitte Libération et rejoint Marianne
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Re: Le journaliste Jean Quatremer quitte Libération et rejoint Marianne
Once a écrit : 31 juillet 2026 07:03C'est vrai et profond ce que vous dites. Et c'est même très important. En fait, il n'existe plus de vrai journalisme aujourd'hui au sens noble du terme : le journalisme d'investigation. Il n'existe que des journalistes d'opinion qui passent leur temps à commenter les annonces d'AFP sur les plateaux des grands médias en fonction de leurs convictions politiques propres. Mais rares sont devenus les journalistes de terrain qui essaient d'enquêter sur le terrain en laissant de côté un moment leurs formatages idéologiques et en prenant le risque de devoir même penser contre eux mêmes.scorpion3917 a écrit : 30 juillet 2026 14:44
Ce discours, le tiennent ils par idéologie ou pour être en conformité avec la ligne éditoriale de leur patron ?
Je ne considère plus ces journalistes au sens noble du terme. Ce sont des unfluenceurs, des militants politiques, tout sauf de véritables journalistes censés apporter une info.
Quatremer n'est en fait qu'un exemple parmi tant d'autres, qu'ils soient de droite ou de gauche.
Tiens ! celui-ci, par exemple
Si j'étais rédacteur en chef du Figaro, je crois bien que je lui dirais : "Yves, tu boucles ta valise. On te met en route pour un mois à Gaza. Bon courage. Fais du bon boulot."
C'est du Mélenchon ,tout craché.Ceuxqui ne sont pas de votre avis :dehors.
Le 7/10 ça vous parle ?
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Re: Le journaliste Jean Quatremer quitte Libération et rejoint Marianne
Oui ça me parle comme tous les pogroms dont les Juifs d'Europe ont été les victimes depuis des siècles et des siècles. Mais tout autant que les 70.000 morts palestiniens de Gaza qui n'en étaient pas tous responsables et qui ne méritaient pas ça :latresne a écrit : 01 août 2026 00:28Once a écrit : 31 juillet 2026 07:03
C'est vrai et profond ce que vous dites. Et c'est même très important. En fait, il n'existe plus de vrai journalisme aujourd'hui au sens noble du terme : le journalisme d'investigation. Il n'existe que des journalistes d'opinion qui passent leur temps à commenter les annonces d'AFP sur les plateaux des grands médias en fonction de leurs convictions politiques propres. Mais rares sont devenus les journalistes de terrain qui essaient d'enquêter sur le terrain en laissant de côté un moment leurs formatages idéologiques et en prenant le risque de devoir même penser contre eux mêmes.
Quatremer n'est en fait qu'un exemple parmi tant d'autres, qu'ils soient de droite ou de gauche.
Tiens ! celui-ci, par exemple
Si j'étais rédacteur en chef du Figaro, je crois bien que je lui dirais : "Yves, tu boucles ta valise. On te met en route pour un mois à Gaza. Bon courage. Fais du bon boulot."
C'est du Mélenchon ,tout craché.Ceuxqui ne sont pas de votre avis :dehors.
Le 7/10 ça vous parle ?

Par ailleurs, pour votre information, voici un comparatif du nombre des victimes israéliennes vs des victimes palestiniennes depuis le début du conflit en 48

Donc :
1) Encore une fois, ce conflit n'a pas commencé le 7/10/2023 mais en 1948
2) Il a causé beaucoup plus de victimes du côté des Palestiniens que du côté des Israéliens.