Avec une gestion correcte du déficit ce système est pérenne. Nombre de pays ont une gestion correcte de leur déficit public et le ratio dette / PIB y reste stable. En France après une crise qui fait augmenter la dette on ne fait rien pour la ramener à un meilleur niveau, pour la faire diminuer.Yaroslav a écrit : 04 septembre 2026 12:22 Avec une augmentation continue de la dette en proportion du PIB, ce qui est la tendance depuis des lustres, rien ne dit que ce sera soutenable ad vitam, au contraire.
Et à contrario, si on essaie de maintenir notre dette en proportion du PIB, là le ratio "ressources acquises / intérêts remboursés" va commencer à devenir beaucoup moins intéressant.
Donc j'ai bien l'impression que la dette n'offre que 2 perspectives en gros : soit des gains très limités, voire peut-être des pertes, si on la stabilise dans le temps, soit une fuite en avant qui rendra la dette intéressante financièrement jusqu'au jour où on arrivera plus à payer.
Si on essaye de réduire le ratio dette / PIB ou ne serait-ce que le maintenir alors c'est qu'on aura réduit le déficit public et que, donc, on ne fera plus entrer de sous dans notre économie via de l'endettement mais en plus on aura augmenté les recettes / baissé les dépenses ce qui aura un impact négatif sur le PIB.
La dette n'offre pas que deux perspectives : c'est juste un outil qui fait entrer des sous dans d'économie via un endettement perpétuel (tu parles plus haut de 1800 milliards d'euros, ce ne sont pas des gains limités) et qui est pérenne si on le gère correctement et qu'on laisse pas la dette s'envoler. Le problème de ce système c'est que tous les gouvernements se sont dit "on a de la marge, après moi le déluge, les futurs dirigeants gèreront la dette supplémentaire qu'on leur laisse", et ce parce que stabiliser la dette se fait en augmentant les recettes / diminuant les dépenses ce qui ne plait pas aux électeurs, et qu'aujourd'hui c'est Macron qui paye les pots cassés de 50 ans de roulement de dette. Macron qui n'a pas fait mieux ni pire sur ce sujet que ses prédécesseurs.
