Victor a écrit :
Encore une imprécision, un mensonge de plus.
Les cotisations patronales sont encore la première source de financement de la sécurité sociale malgré toutes les baisses de charges patronales que tu condamnes. Comment expliques-tu ce paradoxe ?
Je précise le propos et le corrige.
Avec la part croissante de la CSG dans le financement de la Sécurité sociale couplée aux baisses de cotisations patronales fortement engagées depuis 30 ans, les cotisations patronales et plus globalement les entreprises ne forment plus la principale ressource de revenu. Elle pèse désormais à égal jeu depuis 2011, surtout quand la CSG + CRDS dans un salaire pèsent ensemble 8% à la charge du salarié, sachant qu'en plus le salarié n'est qu'exonéré fiscalement que sur une partie de la CSG. Sans parler du fait que la CSG concerne aussi les retraites, les indemnités chômage ou encore les pensions d'invalidité et que le financement de la Sécu bénéficie de plus en plus des impôts et taxes transférés par l'Etat.
Donc non, le patronat n'est pas la première source de revenu. Plus depuis quelques années, les contributeurs principaux qui font égal jeu sont les entreprises ET les ménages (travailleurs, retraités, etc.) à environ 45% chacun.
Et comment expliquer que le coût du travail horaire français soit nettement au-dessus de la moyenne de la zone euro et de nos voisins et concurrents directs européens ?
Et cela malgré que les salaires brut français ne sont pas obligatoirement au top niveau européen ...
Y a manifestement un bug quelque part ... moi je sais où il est ... dans ta tête !
Tu ne regardes pas les chiffres avec objectivité mais uniquement par le prisme de ton idéologie.
Mais notre coût du travail seul ne suffit pas à rendre compte de la situation...
Comparé à la productivité horaire, on dégage un bénéfice. Le problème n'est pas qu'on coûte plus cher que le voisin ou pas en terme de cotisations, mais de savoir si on est suffisamment productif pour couvrir ce coût et même dégager des bénéfices. Or, il s'avère que certes on coûte plus cher, mais on rapporte plus également que nos voisins ! Notre productivité horaire est supérieure au coût horaire d'un salarié.
Ça sert à rien de dire "Le salarié coûte plus cher chez nous que chez le voisin" si on ne regarde pas également ce que rapporte ce salarié en terme de productivité. Et on est gagnant malgré tout.
Tu es persuadé par idéologie que la politique dite de l'offre (CICE, baisse des charges, augmentation du temps de travail) n'est pas la bonne politique alors qu'elle commence à donner clairement des résultats. Croissance, création d'emplois, augmentation des marges des entreprises, hausse des investissements.
Mais tu ne veux pas l'admettre. Tu ne regardes pas objectivement les faits.
Cette politique n'est pas bonne. Pas la peine d'être un médium pour le constater avec 9,5% de chômeurs et 6,5% de sous-emploi. Il suffit de voir que cette politique de l'offre en réponse à un dumping fiscal et social intensif de d'autres pays ne produit pas des effets majeurs sur l'emploi. Ça fait 20 ans qu'on applique cette politique par des baisses de charges, des exonérations fiscales X ou Y sur les entreprises, etc.
http://abonnes.lemonde.fr/politique/art ... 23448.html
Et elle ne produit que des résultats mineurs par rapport au coût qu'elle induit. Pas moins de plusieurs dizaines de mécanismes d'allègement existent et pesant en moyenne 20 milliards par an (sans parler du coût cumulé évidemment).
C'est effectivement "spectaculaire". :roll: Ces exigences de baisse des coûts par le patronat français n'a pas de sens à l'aune des chiffres sur la productivité, le montant des IDE, etc. Une politique inutile et coûteuse qui aurait pu laisser place à une autre approche plus rationnelle.