A mettre en relation avec les arrêts de travail:Anxiété élevée, dépression importante
Quels facteurs engendrent ce stress ? « Les exigences liées au travail arrivent en tête », explique le cabinet Stimulus, en premier lieu « devoir traiter des informations complexes et nombreuses » (72 %) et « manquer de temps » (62 %). Le stress lié au changement y participe aussi : 88 % des salariés estiment que « leur métier nécessite de s'adapter sans cesse », et 76 % pensent qu'il leur est « impossible de prévoir leur travail dans deux ans ». Parmi les autres causes de stress figurent également le manque d'autonomie et les difficultés relationnelles.
L'étude de Stimulus révèle aussi un niveau élevé d'anxiété au travail, qui touche 52 % des salariés français. Des manifestations dépressives ont également été relevées, avec 29 % qui présentent même un niveau dépressif élevé et 6 % probablement en dépression. Un dernier chiffre rassure un peu sur l'état actuel de la santé au travail : 51 % des salariés déclarent connaître peu de stress.
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Entre trois et quatre salariés sur dix ont été en arrêt de travaille dans les douze derniers mois. C'est le cas de Florent : "je suis actuellement en arrêt pour dépression", confie-t-il. Secteur public et privé confondus, les arrêts de travail ont bondi de 7.5% entre 2010 et 2016. La proportion n'étonne pas Maud, salariée dans la grande distribution : "il y a les maladies liées au travail comme le mal de dos, j'en côtoie beaucoup". "Je trouve ça normal, parce que l'on est de moins en moins considérés, de moins en moins bien payés, et donc on arrive au burn-out", renchérit Olivier, qui travaille dans un organisme social.
Cette hausse ne surprend pas non plus Jean-Marc Mercier, délégué du syndicat UNSA territoriaux dans l' Yonne, et le rétablissement du jour de carence pour les fonctionnaires ne va pas arranger les choses :"les gens qui demain se verront impactés entre soixante et quatre-vingt euros viendront au travail", analyse-t-il. "Malheureusement, ils contamineront leurs collègues."
Moi j'appelle ça intensification de l'exploitation capitaliste.

