et il considère à juste titre que la police municipale "ne remplit pas le même rôle" que la police nationale et que faire intervenir des municipaux dans des affaires comme celle qui a couté la vie à la policière , en est la preuve.Benoît Hamon a estimé dimanche, trois jours après la fusillade qui a coûté la vie à une policière municipale à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), que la France était un pays "plus sûr" quand la gauche était au pouvoir.
"J'observe une chose, quand même: c'est qu'en France, aujourd'hui, le pays est moins sûr qu'il ne l'était il y a quatre, cinq ans et qu'il ne l'était quand la gauche était au pouvoir", a assuré le porte-parole du PS lors du "Grand Rendez-Vous" Europe 1-Le Parisien/Aujourd'hui en France.
"S'il était un dogme, c'était que la droite était plus efficace que la gauche en matière de sécurité. Eh bien, ce n'est pas vrai", a-t-il insisté. "Quand nous étions au pouvoir, ce pays était plus sûr, les gens y vivaient mieux et plus tranquillement".
A ses yeux, "le fait que la police municipale, dans beaucoup de collectivités et de communes de France, intervienne en lieu et place parfois de la police nationale parce qu'il n'y a pas assez de patrouilles, pas assez de policiers nationaux, c'est une vraie question".
De fait, il ne croit "pas que le problème ce soit de répondre juste par le fait qu'il faille armer la police municipale".
Ainsi, "la police municipale de Plouguerneau (Finistère) ne fera pas le même job que la police municipale à Drancy (Seine-Saint-Denis)", a-t-il fait valoir. "La question n'est pas de savoir s'il faut l'armer ou pas, mais de savoir quel est le rôle qu'elle remplit et (...) de quels moyens on la dote"