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par Patrick_NL »
Dans ses déclarations, Robert Bourgi pointe directement plusieurs chefs d’État africains. D’après lui, « Abdoulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et, bien sûr, Omar Bongo (Gabon), ont notamment versé environ 10 millions de dollars » pour la campagne présidentielle de Chirac en 2002.
Peu de réactions africaines
Le premier démenti officiel africain est venu de Dakar. « Je voudrais démentir de la manière la plus formelle ces affirmations », a déclaré Serigne Mbacké Ndiaye, porte-parole et ministre à la présidence. « Tout ce qu'il [Bourgi, NDLR] a dit, en tout cas en ce qui concerne le Sénégal, c'est faux, archi-faux, totalement faux, dénué de tout fondement », -t-il poursuivi, en mettant en doute la parole de l’avocat franco-libanais qui a directement cité Abdoulaye Wade dans cette affaire explosive.
« Comme toute l'opinion, je me demande ce que vaut maintenant la parole de Robert Bourgi. Et deuxièmement, je me demande qu'est-ce qui le fait courir », a dit Serigne Mbacké Ndiaye, promettant une réaction plus détaillée dans un communiqué à venir.
En Côte d’Ivoire, le son de cloche n’est pas tout à fait le même. Mamadou Koulibaly, actuel président de l'Assemblée nationale ivoirienne et numéro deux de l'ancien régime, a confirmé la version de l'avocat français : « Robert Bourgi a parfaitement raison il y a eu un transfert d'argent entre Laurent Gbagbo et Jacques Chirac, en 2002 », a déclaré l'homme politique, faisant état « d'environ deux milliards de francs CFA (environ trois millions d'euros) transportés d'Abidjan vers Paris par valise ».
"Quand le dernier arbre aura été abattu - Quand la dernière rivière aura été empoisonnée - Quand le dernier poisson aura été péché - Alors on saura que l'argent ne se mange pas." Geronimo