Depuis que je m'intéresse à la chose publique sous De Gaulle, Pompidou, VGE, Mitterrand, Chirac l'Africain, Sarko...je voyais circuler librement, s'installer benoitement sur la Riviera des dirigeants politiques de pays en voie de développement, pleins aux as de la corruption et des détournements d'argent public souvent provenant des subventions au développement verées par la France peu regardante sur leur utilisation... Une première en France, un dirigeant est condamné, certes avec sursis à une peine de prison et une amende; mais surtout ses avoirs sont confisqués...
https://transparency-france.orgAprès 10 années de combat, une décision historique dans la lutte contre l'impunité
C’est un moment historique. A 10h ce matin au Palais de Justice de Paris, Teodorin Obiang, vice-président de Guinée Equatoriale et fils de l’actuel président, a été condamné par la justice française à 3 ans de prison avec sursis, et une amende de 30 millions d’euros avec sursis, pour blanchiment, notamment de détournement de fonds publics et de corruption, dans l’affaire des biens mal acquis. C’est la première fois qu’un haut dirigeant public étranger est condamné en France pour de tels faits.
Le tribunal a également ordonné la confiscation intégrale de ses avoirs qui s’élèverent à plus de 150 millions d’euros. Ce verdict, à résonnance internationale, constitue un avertissement fort pour l’ensemble des dirigeants corrompus qui profitent en toute impunité de l’argent public. C’est aussi un message d’espoir envoyé aux populations spoliées dans les pays d’origines.
« Un tel verdict semblait irréaliste il y a dix ans lorsque Transparency France et Sherpa se sont lancés dans la bataille, mais le combat ne s'arrête pas là » indique Marc-André Feffer, Président de Transparency International France.
Il est désormais essentiel que les sommes confisquées puissent être restituées aux populations spoliées. Celles-ci sont les principales victimes de ces détournements qui viennent alimenter le train de vie fastueux de certains dirigeants au lieu de participer au financement de routes, d’hôpitaux ou de services de première nécessité.
Or, en l’état actuel du droit français, il n’existe aucune mesure pour garantir la restitution de cet argent. C’est pourquoi nous proposons l’introduction d’un dispositif d’affectation dans le droit français que nous détaillons dans un rapport inédit publié aujourd’hui.
"Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage", disait le bon Jean de la Fontaine
